21 novembre 2009

Bye !

Bon vous savez quoi ? J’ai revu Yana. Elle venait chercher les affaires qu’elle avait laissées chez Henri. Henri ça le dérangeait pas de les garder, en fait ça meublait plus son appart que ça ne l’encombrait ! C’était vraiment vide après le déménagement. Et aujourd’hui Yvan était présent aussi, bien sûr. Et si je suis arrivé avec le visage fermé, j’ai pas eu l’impression que j’ai eu une autre latitude que celle de m’attendrir. Devant Yvan évidemment, mais même avec Yana. Elle faisait bien attention à pas me froisser, elle voyait bien que j’étais pas là pour qu’on se fasse des adieux sympas. Elle avait pensé à ramener les affaires que je lui avais prêtées, y compris un stock de clope que je lui avais acheté en partant de Lyon. M’a pas fallu longtemps avant de me rendre compte que ça la mettait mal à l’aise mon attitude. J’aimais pas trop ça, j’aimais pas trop mon attitude non plus. Y avait aussi son ex-(nouveau ?) compagnon alcoolique et un ami à lui. Avec eux je suis resté plutôt sec par contre. Juste avant de partir, j’ai pris quelques secondes pour dire au revoir à Yvan. Il souriait en me voyant, ça m’a fait plaisir. Il m’a fait « arevoar ! » en agitant la main. J’ai fait la bise à Yana et je lui ai dit : « apporte le meilleur que tu peux à Yvan ». Et là sur le coup j’avoue que j’ai été un peu pris au dépourvu parce qu’elle m'a laissé entendre qu’elle m’appellerait. Me semblait avoir été clair pourtant… Mais bon sur le moment j’ai hoché de la tête et je me suis tiré.

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14 octobre 2009

Les femmes & moi

Bon ben c’est cool, j’ai pu compter sur deux nanas pour me remonter le moral ce soir ! Ma maman d’abord, of course, qui malgré tous les défauts qu’elle a, a su trouver les bons mots, parce que j’étais vraiment pas bien. Je m’étonne parfois de la sincérité avec laquelle j’arrive à m’exprimer (je m'étonne aussi de la facilité avec laquelle je peux être touché mais ça c'est une autre histoire, sûrement plus importante... ). J’ai pu dire que d’un côté, ça me plairait pas si c’était juste pour pouvoir la baiser qu’il la faisait rester quelques temps chez lui. Parce que non seulement je considère que ça fait parti de mon « job » de pas la transformer en pute contre logement et de deux, la part moins altruiste, ça me pose un problème de conscience. Pour le « mariage blanc »,  c'est pas du tout  qu'il la baise qui me pose un problème. C’est même plutôt la situation inverse qui me pose un cas de conscience, je crois sincérement que c'est lui qui se fera baiser. Dans un cas, c’est plus Yana que je chercherais à protéger, dans un autre, c’est mon pote (mais qui je suis moi pour  prétendre tout pouvoir gérer et penser prendre les bonnes décisions pour les autres, hein ?). Alors bien sûr que mon emballement était pas dû exclusivement à de l’altruisme. J’ai un niveau de conscience élevé, prompte à culpabiliser, c'est aussi moi que je cherchais à protéger. Entre « Yana la pute ou Nono l’entubé », j’avais l’impression de me faire endoffer dans les deux cas. La seconde nana avec qui j’ai parlé c’était Amandine, qui m’a quasiment sorti les mêmes mots trait pour trait, mais ne venant pas de la même personne, c’était différent, ça avait un aspect, un impact différent.

Et toutes les deux, ma mère comme Amandine, d’un coup net, elle me disait exactement les mots qu’il faut, les mots qui font chauds, qui apaisent. Yana a sa logique de survie, Nono a sa logique de conneries. Moi faut que j’arrête là de m’épuiser avec Yana. Mon pote est adulte. Yana aussi. Je vais faire ce que j’ai dit que je ferai : fixer une date pour la ramener à Béziers. Si Nordine et elle se disent que ce serait mieux de rester plus longtemps à Lyon, ensemble, ça sera plus mon problème. Il se démerdera. Je l’ai averti, je l’ai mis en garde, plusieurs fois, d’ami à ami que je lui ai dit, je peux pas faire mieux ! S’il veut faire ses conneries, c’est sa vie.

J’ai dit, pensé, écrit, que Yana sortirait de ma vie dans pas longtemps. Et ça c’est clairement une résolution que je vais tenir !

 

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13 octobre 2009

Même pas envie

 

 

Bon pour tout dire j’ai même pas envie d’en parler. Je me force un peu là. En plus que la personne concernée tombera sur ces pages dès qu’elle retournera chez elle. Bref, je vous laisse devinez ce qui peut me dégoûter autant… Je vous laisse réfléchir un peu… 3s… 2s… Top ! Yana & NONO ! Je suis complètement choqué là en fait. Je viens de me prendre la tête 3 heures au téléphone avec lui, sans exagérer. J’ai fait péter mon forfait là. Il m’a pas parlé de « mariage blanc ». Mais qué naïf ! Je lui ai dit que Yana, c’était pas loin d’être Béné bis (*), qu’un mariage blanc avec elle c’était « 7 ans de malheur assuré »…

Franchement je regrette d’avoir fait appel à lui, vraiment ! Ca aussi je lui ai dit. La suite de l’histoire aux prochains épisodes, en espérant que la série se finisse bientôt, parce qu’elle devient pathétique là…

Heureusement, je me suis remis au sport ! Et demain je vais aller me farter au Jujitsu. Faudrait vraiment que je puisse me défouler… Ah tiens je crois même que je vais aller me faire quelques pompes maintenant !

* Béné : diminutif d’une nana mythomane qui apporte la pluie et l’orage et le malheur avec elle.

PS : je vais créer une catégorie pour Yana je pense... Je lui dois au moins ça...

21:14 Publié dans Notes pour moi-même | Commentaires (0)

11 octobre 2009

No emotion, anymore than a wave, can long retain its own natural form

La colère a stagné quelques jours. Impossible de s’en défaire. Je suis pas sûr que ça soit fini, mais le fait que le campement gitan, qui s’était arrêté depuis une semaine, recommence ce soir me met du baume au cœur. J’attends les potes pour passer une bonne soirée. Y a pas dire, c’est vraiment un pilier de ma vie les potes. Ils sont comme la famille, même s’ils ont bien sûr leurs petits défauts, comme parfois, celui de draguer en même temps que moi la même nana… Enfin si je peux appeler ça draguer, parce que je la drague pas, elle me plaît vraiment c’est tout, et ce depuis longtemps. En tout cas ça m’a encore plus donné envie de me remettre au sport. C’est clair que je me sens moins posé sans ma petite séance d’efforts physiques quotidiens.

J’ai eu Yana au téléphone tout à l’heure. Je voulais qu’elle se magne un peu le popotin d’aller au Consulat d’Ukraine. Comme elle fait traîner, alors qu’elle a que ça à faire depuis qu’elle est à Lyon, je lui ai proposé une date : demain ! En entendant son non-enchantement perpétuel dès qu’il s’agit de se sortir les doigts du cul, autant que sa faculté à demander aux autres de l’ « aider » (ce qui signifie dans sa bouche : « faire à sa place »), j’ai lui ai demandé si je devais continuer à travailler sur cette option, ou si ça l’intéressait pas du tout le retour en Ukraine. Pas la peine que je m’épuise pour rien. Effectivement ça l’intéresse pas, pour le moment. Je vais quand même faire aboutir ma demande de la semaine dernière et je lui donnerai les éléments que j’ai pu obtenir, elle en fera ce qu’elle voudra. Donc maintenant la dernière option se réduit à lui trouver un logement social et les occasions pour y parvenir diminuent comme peau de chagrin. Je suis peut-être pessimiste mais je pense pas être en mesure d'en trouver un dans un délai si cours et même avec un délai plus long à vraie dire. Après restera la dernière chose à faire, celle que je n'approuve pas : le « retour avec son ex-compagnon », le père d’Yvan, option pour laquelle j’ai indiqué une nouvelle fois que je serai aux abonnés absents. J’effacerai son numéro et tout. Le plus franchement possible, je lui ai que si j’avais pas trouvé de logement social d’ici à ce qu’elle revienne, ce qui était probable, la dernière chose que je ferai pour elle ce serait de l’accompagner chez le père d'Yvan. Quand je raccroche le téléphone, mon frère me dit que j’ai été (trop) gentil avec elle. C’est bizarre, j’aurais juré du contraire. Ca me rassure un peu. J’ai aucune envie d’être méchant, simplement d’être juste.

J’ai l’impression, peut-être fausse, qu’elle a déjà commencé à embobiner Nordine, qui l’héberge actuellement et qui est rentré chez lui inopinément ce week-end. Je l’ai mis en garde, même qu’il l’a mal pris. J’ai mis les mots pour faut dire. Mais pareil, quitte à dire les choses j’aime autant éviter les circonvolutions en tout genre, surtout quand la franchise, même brutale, me paraît plus efficace au final.

Dans tous les cas Yana disparaîtra de ma vie dans pas longtemps.

Bon sinon, une bonne nouvelle dont je n’ai pas encore parlé ici et qui concerne un autre pilier de ma vie : la famille. Les premières échéances de mon prêt étudiant tombaient en octobre. Elles avoisinaient les 700 euros par mois. C’est beaucoup pour quelqu’un qui travaille pas encore d’un travail rémunéré… Après des négociations qui ont duré plusieurs mois, le padre m’a enfin remboursé la moitié du prêt, c’est-à-dire 15 000 euros. Ma mère a posé 5 000 euros de plus sur la table. Au total, il ne me reste que 243 euros par mois à rembourser pendant 4 ans. C'est déjà plus gérable.

20:47 Publié dans Notes pour moi-même | Commentaires (2)

10 octobre 2009

Les gens que vous sortez de la merde ne sont pas forcément ceux qui vous le rendront (bien)

Depuis hier au soir, j'ai comme un truc qui me titille les nerfs. Je suis comme qui dirait un brin beaucoup énervé et frustré. Pour plein de raisons, ou pas assez. En tout cas c’est comme ça.

Je me suis bien activé cette semaine pour Yana, sans pour autant trouver de solutions pour accéder à un logement d’urgence. Les chances d’en trouver un s’amenuisent de jour en jour même. Comme on doit la ramener de Lyon aux environs du 23, je prendrai la réponse qu’on est censé me donner en milieu de semaine prochaine pour argent comptant. Si c’est oui, tant mieux, en sachant que ça ne résout que très partiellement le problème global mais que ça respecte the Yana’s aspirations. Je pense quand même arrêter le soutien logistique - à défaut de celui sentimental, que je ne lui donne plus - que je lui apporte peu après lui avoir trouver un logement social. Ou en tout cas y mettre un gros coup de frein. Si c’est non, ce qui me parait à moi la meilleure façon pour elle de se construire un vrai avenir, je l’appellerais pour qu’on ait une vraie discut’ à propos de la perspective du retour en Ukraine. Bien que je sais pas encore ce que ça veut dire une vraie discut’ avec elle… En milieu de semaine prochaine aussi, je devrais avoir de nouveaux éléments en main concernant cette option : elle pourrait éventuellement avoir droit à des aides d'un montant de 300 ou 3000 euros, dans les deux cas billets d’avions inclus. Le problème, c'est que je pressens qu’elle choisira « la facilité » à ce moment là, en gros je me dis qu’elle retournera avec son ex-compagnon. Et dans ce cas là comme je lui ai déjà dit, faudra plus compter sur moi pour quoi que ce soit. Déjà que j’en ai marre aujourd’hui, je vois pas comment je pourrais supporter ça. C’est comme se jeter dans le gueule du loup à mes yeux.

Déjà au fur et à mesure qu’elle descend dans mon estime - j’avoue que j’aurais du mal à parler d’elle en bien à l’heure actuelle, j’ai de plus en plus de mal à l’aider. C’est clair que je m’investis moins qu’avant. Et je me dis parfois : « tout ça pour ça ? Tu te lances dans une démarche de travailleur social, même si elle te plait au départ et que c’est forcément plus facile mais maintenant tu te retrouves à aider une nana que tu commences à fondamentalement pas aimer du tout, tout en te sentant pas quand même d’arrêter ce que t’as commencé. Déjà t’as arrêté de la sauter, c’est déjà ça, y aura pas d’ambigüité de ce côté-là au moins.» Moi qui espérais trouver une belle histoire du présent,  un beau souvenir, voire une histoire que j'aurais pu raconter à mes petits-enfants, queue dalle ! Tout ce que je vais trouver et je le sens venir gros comme une maison, c’est une nana qui va retourner avec son ex-compagnon alcoolique, instable et violent. Je pourrais vraiment être fier de mon boulot pour le coup…  Elle m’y aura vraiment pas aidé. Et limite si j’accuse pas ma conscience qu'on ait eu une relation et que j'en fasse pas assez (alors qu'elle, elle fait RIEN !), ça c’est fort quand même !

La prochaine fois que je verrai une nana comme ça débarquer la bouche en fleur, je tacherai d’abord de me demander pourquoi elle est dans une merde pareille parce qu’on a beau dire, ce genre de choses arrivent rarement par hasard. Et si Yana en est là aujourd’hui, c’est qu’elle a accumulé un lot de conneries impressionnantes ces 10 dernières années. S’il n’y avait que ça, si on faisait table rase du passé pour tout recommencer, ça irait. Mais non, qui t’es toi pour penser ça ?  La logique veut que si elle a accumulé un lot de conneries impressionnant, y a pas de raison que ça change soudainement. Et bizarrement, quand j’entends des travailleuses sociales, comme hier, me faire des retours d’entretiens avec elle plutôt énervants, quand on évoque devant moi une personnalité manipulatrice, ben ça me chauffe même pas, je comprends. Parce que si j’ai su rapidement la calmer à ce niveau-là, notamment sur la « pernicieuse » (me semble dans sa bouche en tout cas) question du mariage et des enfants, c’est quand même parmi les premières choses sur lesquelles elle m’ait lancé. Son truc de : « ah mais moi j’avorterai pas, c’est contre mes convictions », je le sentais bien venir et je l’ai calmé net quand je l’ai vu tâter le terrain. J’ai eu une réaction appropriée je pense en lui disant que si elle avait un enfant de moi, ça serait le sien, pas le mien. Mais c’est la seule fois de ma vie où je me suis senti capable de tenir ce genre de discours parce qu’en temps normal, j’aurais eu beaucoup plus de mal à balancer des choses comme ça.

Au final, Yana me rappelle une autre nana que j’ai connu y a un bout de temps. Je disais d’elle que dès qu’elle arrivait, les emmerdes suivaient. On a eu droit à tout avec elle. C’était une vraie mythomane, au sens pathologique du terme. J’imagine qu’elle devait même aller jusqu’à s’asperger les yeux de produits lacrymogènes avant de nous faire une de ses grandes scènes de commedia dell’arte. A un moment donné elle m’a tellement épuisé cette nana, pas qu’à moi d’ailleurs, que j’ai coupé les ponts. C’était simple. J’aurais fait pareil avec Yana je pense, si et seulement si Yvan n’était pas là. Et toute façon dans ma vision des choses c'est Yvan mon employeur maintenant, pas Yana.

Et voilà donc comment  le chevalier blanc que je ne voulais pas être se retrouve pris dans la nasse … Je vous jure qu’on m’y reprendra plus !... (Retenez bien ce que je dis pour moi et la prochaine fois s’il vous plaît...)

 

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26 septembre 2009

Mardi, c’est la rou(t)e de la fortune

Mon concours s’est bien passé. J’ai manqué de temps pour préparer les épreuves mais j’aurais pas pu donner beaucoup plus, même si j’avais pas eu à gérer le déménagement de Yana et d’Yvan. Vous avez vu ? Je dis Yana ET Yvan. Non je dis ça parce que je crois que je me suis plus attaché à Yvan qu’à Yana dans cette histoire au final…  Et ça tombe au bon moment en fait ! Ces derniers temps je commençais sérieusement à douter de la « pertinence » d’avoir un enfant. Je me demandais : est-ce que c’est bien pour moi ? Est-ce que ça vaut le coup quand tu mets en balance ce que tu gagnes et ce que tu perds ? Et entre être proche d’Yvan depuis plusieurs mois et l’Inde en 2005, entre les 1-2 ans et les 8-11 ans, je crois que j’ai ma réponse, toute claire, nette et sans bavures. On pourra toujours rétorquer que ce n’était pas les miens, certes. Mais vous auriez vu les sourires d’Yvan le matin au réveil, ses petites mains potelées qui cherchaient les vôtres ! Vous auriez senti l’effet que ça fait quand il apprend à ne plus tout jeter par terre ! Vous auriez vu la tête que je faisais quand, pour la première fois, il prononçait des mots que je venais d’employer ! La journée prend un autre sens, tout simplement. Ca me foutait le smyle. Et ma conclusion, c’est que c’est magique un enfant. Cette histoire, aussi courte soit-elle, et elle le sera à n’en pas douter, m’aura au moins permis de prendre conscience j’ai envie d’avoir des enfants. En repensant à ces doutes, je me dis quand même que la réponse était déjà toute tracée…

En ce qui concerne le concours, bon… Ben on va dire que j’ai m’en suis plutôt bien tiré donc. Mon ancien collègue de promo m’a rencardé sur ce que la directrice du mastère a pensé de moi. Il s’avère que j’aurai été bon à l’oral et moyen en anglais. Il s’avère aussi que cette année 1 candidat sur 5 sera pris. Alors avec ma prestation en anglais je me dis mouais… 1 chance sur 5… En tout cas j’ai boosté mon évaluation sur la motivation je pense. Certains sont juste motivés, d’autres le sont fortement, moi j’ai fini mon entretien par un tonitruant : « je suis ultra motivé ! »… Le cœur y était et tout !  Et j’ai aussi glissé d’autres phrases pleines de subtilités mais je vais passer les détails. Ca me correspond, on aime ou on n’aime pas, mais on pourra pas me reprocher de ne pas avoir montré que j’en voulais ! Réponse mardi. Ca va être une putain de date clé ce mardi !

A part ça, c’était une semaine sympa ! L’appart de Nono est carrément bien. C’est pas du tout au cœur de Lyon, c’est situé dans la périphérie résidentielle, limite on pourrait parler de campagne. L’appart est grand, ensoleillé, aéré et le matin tu prends ton petit-déj devant une baie vitrée coulissante avec vue sur la forêt. Yana devrait passer un mois agréable, je l’espère en tout cas. J’ai fait en sorte que niveau matériel elle ait pas à se plaindre et qu’elle prenne ça pour des vacances. Moi aussi d’ailleurs j’ai pris ça pour des vacances, tellement que j’y retournerais bien même…

Mon père est resté avec nous toute la semaine. Il m’a accompagné à Lyon, à Dijon ensuite, il dormait dans le camping-car, il a su nous laisser ensemble la plupart du temps, il nous a aidé à faire les courses, et là il m’a déposé à la gare de Nîmes pour que je prenne le train jusqu’à Narbonne. Putain, il en fait des choses pour moi mon père !  C’est pas toujours un héros, mais c’est sûr que c’est un homme bien. Au retour de Dijon, on a roulé sur la « Route des vins », vous connaissez ? Si vous connaissez pas, c’est vraiment quelque chose à faire une fois dans sa vie. Pour les paysages, les vignes à perte de vue, les châteaux, les églises. Franchement j’ai vraiment été bluffé par cette route. Et encore, on est rentré tard alors on n'a pas pu s’arrêter à droite à gauche pour déguster les vins de Bourgogne. On s’est quand même arrêté à un endroit qui avait marqué mon père quand il était représentant et qu’il sillonnait la France. Et là on tombe sur un resto 4 étoiles. Au menu : (je me souviens plus de tous les noms compliqués mais) y avait un forfait vin qui te permettait de goûter 5 vins différents accompagnés des conseils du sommelier. Par tête, il fallait compter au moins 120 euros le repas. Moi qui n’ai aucune notion de l’argent, je voulais l’inviter pour « service rendu à la famille » ou un truc comme ça. Ca s’est pas fait, mais par contre, si je réussi le concours d’entrée du mastère, on a convenu d’y retourner et d'y manger, donc à suivre...

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18 septembre 2009

C’est oui ou c’est tu vas te faire foutre

Bon, malgré la faible probabilité d’y arriver, je l’ai fait !

Je l’ai fait !

Je lui ai trouvé un appart !

Un bon appart, pour un mois !

Bon standing et tout !

Dans un bon quartier !

A Lyon…

Tout est réglé. On peut la déménager mardi matin si elle le souhaite. Comme le premier, c’est aussi l’appart d’un ami. Je viens de lui annoncer la nouvelle. Je savais que juste le fait d’évoquer une cité lointaine, ça allait la rebuter. Elle hésite… Je lui ai laissé jusqu’à dimanche pour décider. Je lui ai dit que si elle choisissait de retourner avec son ex, j’arrêtais tout. « Comment ça arrêter tout ? » qu’elle me dit. Ben arrêter tout. Je la voudrais plus dans ma vie, elle en sortira, définitivement. Je lui conseillerais même d’effacer mon numéro et tout ce qui se rattache à moi.

Tout est prêt donc. J’attends sa réponse, pour dimanche.

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Pragmatisme

Quand j’ai un problème, j’aime bien le décortiquer en plusieurs problèmes. C’est pas des divisions superflues souvent, ça sert à faire la part des choses et à mieux cerner les solutions possibles. Comme presso me l’a très justement conseillé, j’ai décidé de penser un peu plus à moi et me consacrer un peu plus à la préparation de mon concours de jeudi. J’ai déjà bien avancé sur mon entretien de motivation, j'en ai même jamais préparé un comme ça de ma vie. J’ai aussi commencé à explorer des pistes de réflexions pour soutenir mon sujet à l’oral. Et puis j’ai appelé un ancien de mon école qui a suivit ce cursus pour lui demander comment s’étaient passés les entretiens pour lui. A part l’anglais, qui est toujours handicapant pour moi dans ce genre de concours, ou qui n’est en tout cas pas l’élément par lequel je vais éblouir l’assemblée, je le sens plutôt bien, ce concours. Et puis même si je l’avais pas, ben je sais pas, je serais pas agonisant une semaine sur mon lit à plus pouvoir bouger avec une boite de mouchoir à côté. Je chercherais un job en Inde, je vivrais mes expériences, d’autres, que je n’avais pas prévus.

Pour Yana, je continue à me défoncer. Et rendez-vous par-ci et rendez-vous par-là. C’est jamais vraiment fini et ça fait que deux mois. Je fais ce que je peux. Là j’ai embrouillé la femme du Centre Médico-social de Narbonne en lui disant qu’elle habitait chez moi, sans avoir réfléchi au préalable que toute mon histoire ne tenait pas forcément la route. Oui parce que l’histoire de la voisine tout ça, c’était pas forcément judicieux. Bref elle comprenait très bien qu’elle habitait pas vraiment chez moi, mais je lui disais que si, et que je cherchais à obtenir un hébergement d’urgence. Ca elle l’a compris. Ca m’a un peu troué le cul quand j’ai dit à Yana qu’elle devrait partir au plus tard dimanche prochain de l’appart et qu’elle m’a répondu un truc du style : « I’m choked que ça vienne de toi, TU ME CHASSES, je vais devoir retourner avec mon ex-compagnon ». Je me suis énervé, évidemment, peut-être même plus que d’habitude, je lui ai dit d’arrêter de faire sa victime tout le temps et que si elle voulait se rendre malheureuse, ben elle avait qu’à y retourner, vivre avec son ex-compagnon. Evidemment pas de bisous ni rien aujourd’hui, et très franchement je suis plus sûr qu’il y ait quoi que ce soit dorénavant. N’y voyez aucun regret. Donc Yana, l’éternelle victime, je l’aide toujours, beaucoup même, mais il se pourrait que si elle décide de retourner avec son ex-compagnon, elle compte plus sur moi. Je l’ai déjà dit je sais, je radote, mais j’ai pas envie d’aider quelqu’un qui a pas envie de s’aider lui-même.

Et demain, à 9h, on assistera à l’enterrement de mon oncle à Pézenas. Ca m’enchante pas vraiment. J’ai pas envie de voir des mines attristées. Faut vraiment qu’on passe la musique d’ « Oncle Archibald » pendant mon enterrement, j’ai pas envie que tout le monde tire la gueule. Je concocterai un petit programme surprise pour ceux que je laisse derrière moi ce jour-là parce que les enterrements classiques, j’aime pas ça. Mais pendant que certains meurent… d’autres naissent évidemment et je pourrai voir la petite dernière de la famille, la fille de ma cousine, qui a le même âge que moi et avec qui on a longtemps partagé des bons moments. Ca égayera la journée.

En fait je lâche prise. Pour le concours, pour Yana. Je fais mon possible dans les deux cas, mais je donne que ce que je peux donner. Je ne vois pas de raisons d’aider Yana là où elle ne le veut pas, je vois de raisons de m’en faire pour un avenir que je ne crains pas.

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16 septembre 2009

Y a des moments où…

Toujours aussi HS. Je reviens d’un rendez-vous avec l’avocat de Yana. Jusque là tout va bien, même si l’échange téléphonique du début d’aprèm sentait le tirage de gueule à plein nez. Et puis la crise, ma crise ! est venue pendant un banal et court passage au bureau de tabac.

Le contexte : Yvan nous en fait baver à chaque rendez-vous : balançage de biberons et tout et tout. A tel point que parfois c’est difficile de se concentrer sur la discussion quand il se met en mode sirène de pompier. Mais peut-on vraiment lui reprocher, à lui ? Et si ce n’est pas à lui, c’est à elle alors ? En tout cas, productif ou non, c’est ce que j’ai fait, lui reprocher ça.

L’histoire : on rentre dans le tabac, Yvan montre du bout des doigts le rayon bonbon. Je dis non. Il commence à insister et à pleurer. Moi je m’en fous qu’il pleure, ça lui fait les pieds et ça lui pose des limites. Mais voilà, moi je suis pas son papa et Yana choisie elle de lui acheter son bonbon. Je m’en fous qu’il ait un bonbon, mais c’est le fait qu’elle cède à tous ses caprices qui me gonfle sérieusement. Ensuite, on va voir mon frère et je m’arrête prendre 3 thés dans une boulangerie, Yvan boit toute sa part. Ca m’énerve de plus en plus ! Et le pire du pire enfin, le truc que je serai jamais capable d’accepter. Yvan en salle d’attente. « Gné, gné », dit-il en désignant un siège, il veut sortir de la poussette. Jusque là rien d’anormal. Mais bizarrement, il choisit toujours celui sur lequel est assise sa mère. Et qu’est ce que fait Yana ? Elle se lève et lui laisse la place, ça paraît normal bien sûûûr ! Et là le pire du pire que j’ai vu cet après-midi, non seulement elle cède sa place à la demande, mais en plus elle s’assoit sur la poussette... En gros le gamin sur le siège, l’adulte sur la poussette. C’est plus que symbolique. J’ai beau dire que je suis pas d’accord, qu’il y a une place pour une place pour l’adulte et une pour l’enfant, Yana laisse faire et moi ça me lasse, voire davantage. Je suis vénère d’avoir à subir ces conneries parce que ça en est des grosses, de conneries.

J’en viens à souhaiter qu’elle trouve une place en centre maternel dans les PO et qu’on en reste là. Parce que là, ça me donne pas envie de me défoncer pour elle. J’ai toujours dit que je voulais pas être un sauveur. Je suis pas sûr qu’elle ait la volonté de se sortir les doigts du cul alors dans ce cas là, j’ai rien à faire avec elle. Je suis là pour l’aider, l’accompagner, apporter mon tempérament, pas pour faire le travail à sa place. Si elle comprend pas ça rapidement, ça va se finir tout aussi rapidement.

Conclusion : j'ai réfusé d'aller chez elle, je lui ai dit un petit b'nne journée et je suis rentré chez moi, fatigué.

19:14 Publié dans Notes pour moi-même | Commentaires (2)

HS

J’étais un peu dégouté par ce début de soirée. J’avais plus envie de quoi que ce soit après avoir téléphoné à droite et à gauche sans avoir trouvé de solution. Cette putain de voisine a plombé l’ambiance. Vers 22h, je me suis dis que ça serait peut-être pas mal d’être auprès de Yana ce soir, qu’elle devait peut-être pas très bien encaisser le fait que je lui ai annoncé qu’elle pourrait sûrement pas rester dans cet appart longtemps. Ca fera qu’un énième déménagement à son actif après tout. Et je me décide, je vais chez elle. On se cale sur le canap’ en se matant un film. Enfin ça c’est pour la forme, parce qu’on le regarde jamais jusqu’au bout, y a toujours une séance crypté au milieu… Je devais dormir chez elle à la base mais j'ai été carrément vexé qu’elle veuille pas qu’on s'endorme ensemble. Moi qui prônait le chacun sa chambre avant, je reviens de loin. Un brin beaucoup vexé donc, j’ai fini de regarder le film tout seul et j’ai quand même essayé de m’endormir « chez elle ». Et puis j’ai pensé que si demain j’étais à la maison dès mon réveil, je pourrais commencer à préparer mes entretiens de sélection pour le mastère. Et puis tant qu’à faire être vexé pour des broutilles ? ben autant aller jusqu’au bout de ses pensées ??? Et mes pensées c’était que j’étais pas venu ce soir pour la baiser. Bref j’ai pas aimé alors j’ai emballé mon PC et j’ai filé pendant qu’elle dormait à côté.

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