19 octobre 2009

Frites champêtres au ketchup

Qui a dit que ce blog deviendrait pas gastronomique ? Moi aussi j’aime la bonne bouffe, vous n’avez pas le monopole des papilles ! J’ai DEUX recettes dans mon répertoire. Deux !... C’est déjà pas mal, non ? C’est un bon début au moins, vous trouvez pas ???

Après les patates à la sauce au vin, voici qu'arrive ma 2ème recette, une pure invention qui frôle le génie (gastronomique) : les frites champêtres au ketchup.

Le matériel :

- Une friteuse

- Un saladier

- Du sopalin

- Un couteau

- Un pansement

 

Les ingrédients :

- Des frites (Mac Ca1n)

- De l’huile de friteuse

- Des feuilles de laitue

- Une demi-tomate

- De l'huile d’olive

- Du fromage crémeux et fondant (camembert ou autres)

- Du jambon cru salé et séché (jambon de Bayonne, etc.)

- Du ketchup (He1nz)

 

Le protocole expérimental :

Couper le jambon et les tomates en tranches de tailles moyennes. Découper également le fromage que vous aurez choisi pour accompagner votre plat en morceaux ni trop petits, ni trop gros, de façon à ce qu’ils conviennent à vos bouchées et à celles de vos invités (de marques).

Pendant ce temps, mettre les frites dans la friteuse. Surveiller l’opération jusqu’à obtenir une belle couleur dorée puis sortir les frites en les plongeant dans un saladier recouvert de sopalin.

Assaisonner la laitue et les tomates avec de l’huile d’olive. Déposer les frites dans une assiette. Saler. Ajouter les morceaux prédécoupés de fromage et de jambon. Dans un petit coin, verser un petit peu de ketchup.

Voilà ! Vos frites champêtres au ketchup sont prêtes à être dégustées...  Non sérieux, je vous le recommande ce plat… Mélange chaud/froid, super complet, diététique et tout !

 

20:44 Publié dans La Comté | Commentaires (2)

29 septembre 2009

6/6

Pfffff… On aura beau dire, une famille sur laquelle on peut compter ça fait beaucoup dans la vie. Sitôt la nouvelle annoncée à mes parents, mon père me propose d’aller prendre un petit thé au Chillout. Il sait que j’aime bien l’endroit.

Depuis le début de la matinée (enfin 10h pour moi), je commençais déjà à entrevoir les nouvelles possibilités qui s’offraient à moi. Qu’est-ce que j’allais faire ? J’y avais déjà pensé, en vrac, sans jamais vraiment m’arrêter sur le sujet. Et voilà-t-il pas que j’élabore mon plan quinquennal pour l’année… Là clairement, je crois que je suis parti pour retenter le(s) concours. C’est de ça dont a discuté avec mon père, en sachant que j’ai un prêt étudiant de 30 000 euros sur la tempe et que je suis pas seul à décider du coup.

- Mais t’as fait un prêt (…) il faut assumer (…) t’as trente ans blablabla (…) Faut trouver du boulot en janvier maximum !

- Mais c’est ce que je veux faire, je vais y arriver, c’est pas parce que je me suis planté une fois que je ressaierai pas une seconde. Encore une fois, une seule, je vais y arriver !

Et s’ensuit l’établissement de mon plan d’action 2009-2010 donc.

D’abord téléphoner à Dijon pour savoir ce qui n’a pas marché. Leur dire que je vais repostuler l’an prochain. Bien noter leurs recommandations pour que ça se passe mieux et je crois que ça passera beaucoup par l’amélioration de mon niveau en anglais.

Et puis 6 mois à Narbonne :

- Arrêtage de clope

- Passage de permis

- Travailler l’anglais, encore et toujours

- Faire de l’Aïkido

- Profiter

Vous remarquerez qu’il y a des choses qui n’ont rien à voir avec le mastère heing ?...

Et puis vers mars, 6 mois en Chine de préférence. Dans le secteur vitivinicole of course ! Je vais acheter le Guide Répertoire des vins et spiritueux de la Mission Eco de Shanghai pour avoir une bonne liste de société à contacter.

Mon père et moi on n’était pas d’accord. On l’est toujours pas d’ailleurs. Mais c’est pas pour autant que je me suis pas senti épaulé. Il l’a dit lui-même, on est tous les deux aussi obstiné l’un que l’autre. Il est pas d’accord mais il m’accompagnera sur ce projet, notamment en me remboursant la moitié du prêt, ce qui m'évitera de rembourser des mensualités trop lourdes tout de suite (parce qu'après je devrais lui rendre à lui, ce sur quoi je me suis engagé depuis longtemps).

En fin de compte cette année devrait être plutôt pas mal… Ma foi, on verra où ça me mène !

16:09 Publié dans La Comté | Commentaires (0)

26 août 2009

Dans les rues de Narbonne

Je supporte de moins en moins d’écouter de la musique le matin au réveil, comme j’aime de moins en moins me coucher devant un film ou avec de la musique. J’aime le silence. Même les bonnes musiques et les bonnes chansons parfois, je trouve que c’est du bruit. Encore que je sois plus réceptif aux musiques seulement le matin. Enfin je parle de mon matin à moi, qui ne se situe pas forcément dans la même tranche horaire que le votre. J’aime le silence et les bruits, ça s’apparente souvent à de la pollution sonore à mes yeux. J’aime le silence, parce qu’il est fait de vie. De la vie simple, de celle que connaissait mes grands-parents, celle où aucun bruit de radio ne perçait dans les campagnes profondes, d’Espagne ou d’ailleurs.

Le week-end dernier a été particulièrement agréable. Même cette conversation qui m’a un peu déboussolé a été agréable, parce que la rencontre était belle. Et puis Amandine est venue chez moi passer tout le week-end, alors qu’elle devait seulement rester la nuit de vendredi à la base. Le vendredi soir justement, je suis arrivé à motiver même les plus casaniers d’entre mes potes pour aller au resto. C’est bizarre, parce que dans « potes », j’inclus mes frères souvent… Et dernièrement, sans faire attention, j’ai inclus Henri, qui a pris racine chez moi cet été, dans : « oh les frérots, je reviens plus tard ! » La frontière est parfois ténue…

Le vendredi soir, on s’est fait une putain de bonne soirée dans un resto marocain. Y avait Amandine, Yana et Yvan, Henri, Béranger et moi. On a mangé des putain de bons tajines et on s’est saoulé avec du Boulaouane gris. C’était bon, mais l’addition était un peu trop salée... Quand même la patronne a été très sympa vu qu’elle a dû voir qu’on était des pauvres mecs fauchés qui vivaient au dessus de leurs moyens. Elle a fait un petit geste quand elle a vu qu’on appréciait le vin marocain. En fait elle a remarqué ça au moment où on s’est posé à l’extérieur pour boire un thé à la menthe. Elle va pour débarrasser la table mais c’était sans compter le geste réflexe, quand je ôte presque des mains le pichet de vin qui restait, encore à moitié plein. Puis elle nous a fait goûté un autre vin marocain, dont je me souviens plus le nom, mais je me souviens très bien qu’on n’en a pas laissé une goutte. Un peu avant, vers 11h, j’avais raccompagné Yana, qui devait respecter son putain de couvre-feu. Mais c’était bien de la raccompagner. Et pfffff, elle commence à sérieusement se lâcher quand elle est avec moi… C’est dur, dur, dur… Puis je revenu au resto, on a fini les bouteilles de vins, on en a repris d’autres, puis le thé à la menthe, et comme on était les derniers clients, on s’est décidé à rentrer chez moi à pied. Amandine avait un putaing d’accent du Sud qui défrisait tout sur son passage. On s’est un peu foutu d’elle. C’est bizarre, jamais je l’avais entendu parler comme ça avant. Moi je chantais avec mon petit-frère. Sans les intonations des gars qui ont bu, ça donnait quelques choses du genre : « dans les ruuuues de Paris, lalala lalala , la-la » (la vraie chanson c'est 'sous le ciel de Paris') Je me souvenais plus du reste, la plupart du temps mon disque était rayé. Une bonne soirée quoi…

Et puis demain, je dois aller à Bordeaux passer un concours à l’Inseec. Ca craint du boudin, tout est en anglais. Je pense que j’aurais plus de chance avec celui de Dijon. Mais bon, je vais tenter ma chance. On verra ce que ça donne.

16:18 Publié dans La Comté | Commentaires (0)

08 août 2009

Hey !

Ouais OK, c'est peut-être pas du grand art, mais il dit le mot magique dans la chanson !

(Et le clip est à ravir !)

 

12:12 Publié dans La Comté | Commentaires (6)

12 juillet 2009

Un pas après l'autre, toute la vie

Vous avez jamais eu l’impression de faire parti d’une grande famille ? Un genre de famille qui dépasse celle du sang. Moi ça m’arrive parfois, comme ce soir.

Ce soir, on a fêté les 30 ans d’un pote que je connais depuis ma 6ème. Ca fait un bail. Y a eu des moments avec, des moments sans, mais presque 20 après, on se connait toujours, on partage toujours des bons moments. Il s’est marié, il a eu un enfant. On a changé, le monde autour de nous a changé, nos liens aussi ont changé, mais ils sont toujours là. Et ils étaient là avec toutes les personnes qui se trouvaient autour du petit barbeuc'. Même Yana a passé une bonne soirée je crois.

Putain va vraiment falloir que je me décide à l’embrasser un jour peut-être non ? En fait je sais pas, j’aurais bien envie d’attendre que tout soit réglé pour elle (et qu’elle parte pour Montpellier ???) pour le faire. Comme pour être sûr qu’elle me rende pas un baiser parce qu’elle se sentirait redevable, comme pour être sûr que ça pourrirait pas l’aide que je peux lui apporter. Parce que je vous ai pas dit mais ça marche bien quand même mon aide. Maintenant, la directrice du centre mater lui demande plus de partir fin août. Non, non, maintenant elle peut rester… Quelque chose me dit qu’elle a reçu au moins un coup de fil, si c’est pas plusieurs. Step by step comme je dis à Yana, step by step on va la sortir de cette merde. D’autant que ce soir, elle, comme les autres, dans ce petit coin de pays, on était un peu tous comme une grande famille (et même que l’alcool ça aide faut dire pour sentir tout ça...)

Ah et puis sinon je suis allé à la plage pour la première fois de l'été ! Et je sais pas si c'est ça ou l'alcool mais ça m'a tué !

B'nuit !

 

02:41 Publié dans La Comté | Commentaires (2)

02 juillet 2009

O'brothers

 

S6000792.JPG

 

 

04:41 Publié dans La Comté | Commentaires (0)

26 juin 2009

Stabilité, volatilité, jaillissement, etc.

Je viens de parler avec ma mère et je lui ai exprimé certains de mes doutes. J’ai aussi envoyé un mail à une nana avec qui j’avais bien accroché à Vinexpo. Je vous en livre un extrait :

« Tu me parlais de passion, finalement moi cette passion du vin je ne l'ai pas comme toi qui étudie depuis longtemps dans cette filière. Ce que j'aime vraiment au fond, c'est mon pays (le Languedoc), le challenge (pour ne pas dire le business, l'entrepreneuriat tout ça) et l'Asie (especially India). Le vin m'a souvent semblé être une bonne passerelle entre toutes ces aspirations (même si faut avouer que le marché indien du vin est un peu pourri pour l'instant), et puis c'est pas comme de vendre des petits canards en plastique made in China, ça a du sens. En plus, j'aime la bonne bouffe, vraiment, c'est une des priorités number ouane dans la vie pour moi ! Raaah les plaisirs de la gastronomie... D'un autre côté, je suis pas très élitiste, j'aime bien les gens simples, et j'apprécie souvent plus de discuter avec un paysan indien qu'avec l'ambassadeur de France en Inde. J'ai un peu peur de tomber dans cet élitisme que j'aime pas justement, dans le domaine du vin. Je dérive sur autre chose mais pas vraiment en fait, parfois je recherche la stabilité (donc le pays, la famille, la nana, les amis et tutti quanti) et parfois c'est tout le contraire (donc prendre les opportunités au vol, changer de métier, d'endroit, bouger, etc.). Donc je m'interroge beaucoup même, c'est pas seulement une question de mastère, ça devient de l'existentiel... »

Stabilité ou pas ! Je crois que je commence à comprendre. Et ça n’a strictement rien à voir avec le vin. Ca a à voir avec les femmes ! Celles de mon avenir et de mon passé. En fait, je crois qu’en ce moment, je ne me sens pas lié comme je l’étais l’an dernier. Les relations durables, ça me passe un peu au dessus, j’ai beaucoup plus envie de présent que d’éternité. Alors j’ai envie de nouveaux horizons, d’écarquiller grand les yeux, et je n’ai pas d’entraves qui me retiennent. Pour le moment.

Mais après cette discussion avec ma mère, je me dis que c’est justement « pour le moment » ! Même si j’en ai pas envie aujourd'hui, sur le long-terme, l’option vin, c’est la garantie de pouvoir assurer cette stabilité, de pouvoir rentrer au pays et d’y faire ma vie. Le vin, c’est un peu comme de dire : « viens belle, on ira » (ah la la JJ, toi tu sais les faire rêver les femmes heing !) pour baratiner un brin tout en ayant secrètement dissimulé un petit billet retour avec assurance rapatriement dans une de ses poches…

22:25 Publié dans La Comté | Commentaires (1)

21 juin 2009

Le coup de la capote glissée discrètement sur la table…

C’est le conseil d’un pote en fait, que je ne nommerai pas… Il m’a dit : « glisse la capote sur la table et vois sa réaction… ». Il m’a dit ça en rigolant bien sûr. Mais ça c’était pas pire que le coup du : « elle part au toilette et tu te mets à poil avant qu’elle revienne ». Elles ont de l’avenir ces techniques, je le sens…

Je suis allé à la fête de la musique avec Yana ce soir. Et c’était bien ! J’ai pas eu à utiliser de capotes mais c’était bien quand même. Les discussions, elles étaient bien. Le bisou pour dire au revoir, mes mains et mes lèvres sur ses joues, c’était bien. Qu’elle me rappelle une heure après, alors qu’en fait non, c’est pas elle qui a appelé, c’est son fils Ivan, c’était bien. Tout était bien en fait.

Et puis je suis content parce que je suis arrivé à instaurer une relation de confiance, pas opportuniste. Je pense que beaucoup auraient profité de sa situation, qui n’est pas sympa elle par contre. Dans deux mois et demi normalement, elle sera éjectée du foyer dans lequel elle vit pour un avenir plus qu’incertain. Elle pense à rejoindre sa mère en Argentine. Bref, je suis sincère avec elle, et elle est sincère avec moi, je crois pas me tromper, je crois pas qu’elle me trompe non plus, bien sûr je suis tout sauf un sauveur mais bien sûr je vais essayer de l’aider. Pour l’instant je fais que l’apaiser. Elle a peur de devoir retourner avec le père d’Ivan, perd de perdre Ivan tout ça. La situation pourrait être mieux, ça fait pas un pli. Mais la situation empêche pas que j’ai envie de lui faire l’amour, et que je crois que j’ai une touche, et que comme d’habitude, je laisse faire le temps, sans regrets.

23:49 Publié dans La Comté | Commentaires (5)

13 juin 2009

Mes frères et moi, nos vérités toutes crues

Ca a commencé un soir en Inde, alors qu’on discutait comme il nous arrive relativement souvent de le faire entre frères. C’est moi qui ait lancé « la proposition », elle a été plutôt bien accueillie à voir comment ça se passe encore aujourd’hui. Je suis simplement parti du constat que les « gens » ne se permettaient pas de nous critiquer ouvertement la plupart du temps, ça se faisait en coulisse, sans que nous on n’en sache rien. Je me suis dit que ça serait bien de pouvoir se dire nos défauts entre frères, sans oublier l’art et la manière, mais franchement. Des choses que les autres gens ne nous diraient pas, ou qu’on ne voudrait pas entendre de leur part. Le but, c’est évidemment d’évoluer, pas de se sentir blessé ou attaqué. Et à la réflexion, même si je ne doute pas avoir beaucoup de défauts, j’ai proposé ça avec une idée particulière en tête : celle de pouvoir dire à mon grand frangin certains trucs. Ce qui s’est fait d’ailleurs.

Mon grand frangin, c’est un geek. Depuis qu’il a arrêté l’armée y a plus d’un an, il passe son temps devant son PC et ses jeux. Je m’inquiète pas pour ça, moi je pense qu’il n'y a pas de temps perdu dans la vie, qu’on apprend de toutes nos expériences, souvent des mauvaises. Là où je m’inquiétais, c’est au niveau de sa sociabilité. Et comme je considère qu'il n'y a pas plus important dans la vie que les rencontres, c'était un motif d'inquiètude sérieux de ma part. Dans les convers’, il a une grosse tendance à être agressif. C’est tellement flagrant que tout le monde le remarque quasiment au premier contact. Mon petit frère le sait aussi, qu’il donne souvent cette impression. Bon, nous on est ses frères, on le connait, on n’en a rien à foutre qu’ils nous disent : « ça veut rien dire ce que tu dis », où qu’ils parlent trop fort, etc. On est ses frères, on accepte ses défauts. En plus, il commence à s’en rendre compte et cherche à s’améliorer. Et je lui en tiens pas rigueur d'autant plus que moi aussi je peux être agressif, même si c’est moins prononcé que lui. On dit qu’être agressif, c’est être sur la défensive en fait. J’adhère assez à ça. Moi je suis souvent sur la défensive tant qu’il n’y a pas une certaine intimité entre le gens et moi. Et dans les foules, y pas d’intimité, alors je suis souvent sur la défensive, donc agressif si on me prend pas dans le bon sens du poil.

Bref, je vois que ça nous fait plaisir de pouvoir se dire les choses franchement. Je trouve ça bien, parce que par exemple, j’ai jamais eu l’occasion de dire ce que je pensais vraiment à mes parents. Aujourd’hui, le système se focalise surtout vers mon grand frère, un jour peut-être, c’est vers moi que les convers se tourneront. Mais on s’entend bien mes frères et moi et même si on est assez différent. Y a au moins une chose qu’on a en commun, on aime bien parler.

16:51 Publié dans La Comté | Commentaires (0)

05 juin 2009

Vampire, vous avez dit vampire ?

Ca doit bien faire 300 pages et plus. 300 pages d'un mélange de questions posées par et pour moi-même, de réponses, certaines restées dans l'oubli, d'autres attrapées au vol comme des Eurêka. Et non, ce n’est pas de la version corrigée de mon mémoire dont il s’agit. C’est de mon scénar pour Vampire, le JDR (jeux de rôle). Je suis en train de faire la 3ème partie de ma campagne. La dernière en fait, où tout se finit et où c’est la fin du monde, l’apocalypse générale… Je sais pas si parmi vous certains connaissent le JDR. Moi ça fait des années que je pratique à intervalles irréguliers. Pour vous expliquer, le JDR, ça ressemble à du théâtre, il faut interpréter un personnage, ton personnage. C'est étonnant les choix des gens parfois. Les personnages qu'ils choisissent d'interpréter. Il faut bien sûr ouvrir son imaginaire et avoir la capacité de se projeter parce qu’en vrai, t’as pas bougé de la pièce, mais dans le jeu, tu viens peut-être de franchir un océan. Celui qui met en place le décor, c’est le maître du jeu. Lui, il fait le scénario et te raconte une histoire en quelque sorte, une histoire dont tu es le héros. Vous avez jamais lu des livres comme ça ? Moi j’en ai lu quand j’étais plus jeune. Ceux avec les options du genre :

« Vous arrivez alors au bout d’un couloir sombre débouchant sur une porte. Derrière la porte en bois, vous entendez une femme hurler à la mort.

Choix A : Vous posez discrètement vos oreilles sur la porte pour essayer de comprendre ce qu’il se passe dans la pièce ?

Choix B : Vous fracassez la porte en sortant votre masse d’arme, et vous tapez ?

Bon, le JDR c’est pas aussi basique que ça quand même. Quoique… Ca dépend de qui joue et de qui masterise en fait. Y a quand même des gros bourrins des fois, il faut le dire… Mais c’est pas mon cas. Moi j’ai commencé cette campagne il y a trois ans. L’univers du jeu, ça s’apparente un peu à celui d’Entretien avec un vampire, sauf que l'histoire se déroule à notre époque et que la société vampirique est beaucoup plus organisée. Beaucoup trop politisée même !... En fait, j’aime surtout jouer sur ça. J’aime faire que mes histoires tournent autour d’une intrigue, voire de plusieurs en même temps. Au début de la campagne, les joueurs débarquaient à NY et devaient faire en sorte que le prince de la ville tombe. Entre manigances et fourberies diverses, ça a bien durée deux asn je crois et puis l’intrigue c’est élargie, comme un oignon qu’on épluche. Donc, pas besoin de haches tout ça dans ma chronique, même si ça dans certains cas ça peut toujours servir… Et je me donne du mal sur ce scénar. Je le prends vraiment à cœur, je le fais pas par altruisme, j'y trouve mon compte aussi. Etre maître du jeu, c'est une expérience humaine aussi. Savoir être éloquent quand il faut, savoir être à l'écoute des joueurs. C'est le rôle le plus compliqué en fait. Franchement, je disais hier que j’étais fier de mon mémoire, ben je suis aussi fier de ça. Je considère que le scénar en question ferait une bonne histoire de roman. Bon j'ai quand même des coscénaristes, parce que les joueurs aussi écrivent leur propre histoire.

Comme on me presse de m’y remettre, là tout de suite bientôt maintenant, et que pour ça me faut me replonger dans ce qui est en quelque sorte les saintes écritures de la vampirité, ben je crois que j’aurais jamais de vacances, en fait... Je sais pas ce que c’est le pire : qu’on me harcèle pour que je recommence ou que je vais vraiment me retaper tous ces bouquins et cogiter des heures durant sur la fin du scénar qui doit (forcément) finir comme un feu d’artifice ?

03:37 Publié dans La Comté | Commentaires (6)

Toutes les notes