29 décembre 2009
Alive !
Mais dans quel état ?
Bon ben c’était pas mal ce noël, surtout question bouffe. J’ai eu droit au repas de noël avec le padre, à celui avec la madre et à celui avec la famille élargie. Le repas avec mon père était plutôt frugal… Bon c’est pas qu’il a pas essayé mais bon… Vu qu’il cuisine comme un pied, ben mes frères et moi on est un peu resté sur notre faim ! Mais l’ambiance était sympa. Le lendemain vers midi, c’était au tour du repas avec la famille élargie. C’était sympa aussi. Moi qui adore faire parler les vieux briscards, j’ai délié la langue de mon oncle – mais est-ce moi ou les verres de vin ?... – et il me débitait son passé de communiste, « encarté », comme il disait, ça avait l’air de faire toute la différence. A un moment il avait voté FN, avant de finalement se résoudre à être un homme de gauche pour voter Vert. Et puis le lendemain comme si on n’avait pas les estomacs assez en compote, on a dîné ma mère, mes frères et moi. C’était le meilleur repas du point de vue gastronomique ! Le moins bien niveau ambiance à mon goût. J’ai du mal à apprécier la compagnie de ma mère en ce moment, c’est comme ça.
En fait ce que j’ai le plus aimé de Noël - et de loin ! C’est me balader dans Narbonne en décembre. C’était vraiment magnifique, j’avais beau me promener dans la ville où je suis né, y avait comme une pincée d’exotisme qui flottait dans l’air. J’ai eu plein d’échos de personnes qui n’habitaient pas ici et qui disaient que c’était une jolie ville. Et c’est pas comme si je leur avais demandé : « c’est une jolie ville hein ? C’est une jolie ville hein ? ». Non, non, ma ville est vraiment jolie.
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11 décembre 2009
Huuum
Alors je dois être le méchant dans l’histoire. Il faut toujours un méchant non ?... Bon ben les ô grands torrents de larmes de ma mère, c’est moi qui les ai fait couler. Je me suis tiré dès qu’elle a commencé à pleurer d’ailleurs, sans compassion. Qu’elle se démerde. J’ai dit ce que j’avais à dire à une femme qui vit dans de le déni le plus complet parfois. Ce qui l’a percuté, c’était encore un de mes énervements, c’était hier, quand je lui ai dit que « ouais génial, son chouchou va rentrer ». Je parlais de mon petit-frère. D’ailleurs j’en ai même pas parlé ici mais il a pris un appart’ en ville y a peu près un mois. Bon, c’est pas vraiment la première fois que je trouve qu’elle fait preuve de favoritisme. Y a deux ans déjà je lui avais dit la même chose et j’avais eu droit pareil à des pleurs très constructifs d’ailleurs. Enfin bref, ça date mes griefs. Je sais pas pourquoi ils ressortent actuellement. Peut-être parce qu’hier elle m’a laissé rentrer à patte de l’autre bout de la ville alors qu’elle pouvait m’attendre 5mn pour que je choisisse mes lunettes. Je crois surtout qu’il y a une accumulation comme je l’ai dit y pas si longtemps. Bizarrement, quand je lui disais que j’encaissais pas du tout qu’elle ait pu dire, au cours d’une réunion de famille (ça remonte à plus d’un an), que ce serait mon petit-frère le premier marié, suivi de mon grand et puis de moi, ça l’étonnait. Limite elle trouvait ça normal, neutre comme classement... Bon, c’était pas très constructif notre discussion. J’en reviens pas, je lui ai même dit qu’elle était très « mère juive » et que j’en avais plein le cul de ses chantages affectifs : « mère juive ? Chantage affectif ? » qu’elle me répond stupéfaite ! Faut croire qu’on vit pas sur le même monde…
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06 décembre 2009
Toutes des anges, sauf ma mère
Ah non en fait j’ai rien dit ! Le sport n’y a rien changé, j’ai passé une belle journée de merde aujourd'hui. Heureusement qu’il y a eu le bord de plage et une nana pour me calmer. Rien de particulier avec la nana, juste que sa présence me calmait. Pareil pour le bord de plage.
Bon et celle qui me calme pas du tout en ce moment, c’est ma mère. Je m’attends à une explosion atomique bientôt ! Du genre que je vais dégager d'un commun accord où l'un sera plus d'accord que l'autre. Pour l’instant ça se limite à :
Question : « tu cherches quelque chose F. ?
Réponse : … (j’avais même pas envie de répondre en fait, je crois que je préfère le champignon nucléaire à ce "comme si de rien n'était". Mais à quoi je m'attends au juste ? Ma mère ne viendra pas au devant du conflit !). »
Tout à l’heure à l’écouter s’affairer pour avoir des nouvelles de « sa » famille de Pézenas, j’ai failli lui dire que c’était bien de prendre des nouvelles de sa famille de là-bas mais qu’on pouvait pas dire qu’elle en faisait autant pour celle d'ici. Je me suis ravisé dans les dernières secondes, je sais que je suis capable de dire des conneries si je fais pas mûrir un peu mes émotions. Je me suis dit que c'était un échapatoire comme un autre au final, comme moi je vais le trouver ici.
En attendant pour que ça mûrisse (pourisse ?), me faudrait un peu de recul en ce moment et c'est dur à trouver. J’ai le choix : ou je prends des vacances, ou je prends des vacances prolongées, ou je prends des vacances loin d’elle, ou ça s’arrange mais je vois pas là, je commence à avoir des griefs qui s’accumulent comme une bulle et j’ai la nette impression qu'elle va pas se désenfler de sitôt. Voire qu’elle attend qu’une petite piqûre pour éclater. Ou sinon je pourrais toujours prendre des vacances remarque...
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24 novembre 2009
C'est la vie
23h15, c’est l’heure à laquelle j’ai pu me poser tranquillement sur le canap après mon entraînement de Jujitsu. Autant dire que je me la donne. Bon y a certes aussi le fait que pour moi la douche chaude est un moment sacré (et un rituel sacrément long). C’est un des moments les plus apaisants de la journée je trouve. Et puis comme je m’orientalise pas mal, je fais une petite séance de méditation dans la salle de bain qui ressemble à un sauna juste après. Aujourd’hui j’ai dû quitter le dojo vers 22h30. J’ai fait des heures sup’ sur le tatami. Je me suis régalé comme d’habitude. J’ai même fait flancher un gros baraqué sous la vélocité (n’hésitons pas à employer le mot…) de mes poings. Le même qui m’avait foutu une branlée la dernière fois qu’on avait fait un combat de boxe américaine. Et j’avoue que ce petit détail a encore plus contribué à me régaler…
Je me suis rendu à mon entraînement juste après être revenu de Pézenas. On y était pour enterrer ma tante. Je pense que quelque part c’était un soulagement pour son entourage. Patricia, la sœur de ma mère, aurait pu vivre encore longtemps certes, mais à quel prix ? Ma mère, qui est retraitée mais qui continue aussi de travailler dans l’accompagnement des personnes en fin de vie, s’investissait beaucoup depuis deux mois. A son visage déconfit quand elle rentrait de l’hôpital parfois, à ce qu’elle disait, à la manière dont elle avait besoin de vider son sac, on savait que c’était une épreuve difficile pour elle. Non ça doit pas être la joie de voir sa sœur au bord de la débilité mentale.
Ma mère était parmi les 3 personnes qui s’impliquaient le plus, juste après le mari de ma tante et son fils unique. Elle allait souvent la voir sur son lit d’hôpital et lui parler, même quand elle ne répondait plus. Et puis elle s’occupait aussi énormément des relations avec l’hôpital et le personnel soignant vu que c’est une ancienne infirmière et qu’elle connait bien le milieu. Bref on le voyait que ça lui réussissait pas trop et on pouvait les deviner les jours où elle rentrait via l’hôpital de Montpellier. Un jour je lui ai dit que je trouvais qu’elle en faisait trop. Elle a rétorquée en invoquant les arguments bétons de la « personne ressource » et de « qu’est-ce que tu ferais toi ? C’est ma sœur quand même ! ». Elle n’avait sûrement pas tort dans un sens. N’empêche, personne d’autre qu’elle ne s’est engagée en première ligne comme elle le faisait. Et malgré la logique implacable de ces arguments, quelque chose me dit qu’il y a dans ce comportement quelque chose de sous-jacent, quelque chose qui caractérise profondément ma mère.
Et donc j’ai assisté à mon deuxième enterrement en l’espace de quelques mois. Dans un laps de temps à peine un peu plus long, on a aussi vu deux accouchements. Mon autre tante a toujours du mal à se remettre de la disparition de son défunt mari et comme la dernière fois lors de cette cérémonie, elle appelait sa mère au moment de passer devant la sépulture de sa sœur. La première fois ça m’avait énormément marqué. Là non, j’entendais juste résonner la tristesse d’un allô-maman-bobo. Je la rassure toujours ma tante, j’arrive souvent à trouver les mots qui lui font du bien. Là je n’y suis pas allé dans l’originalité pourtant mais j’arrive à lui arracher des sourires, des étincelles dans le regard, des espoirs. Aujourd’hui j’ai juste dit un petit « c’est la vie », accompagné d’une grosse bise et de la conviction que ce que je disais n’était pas triste. Plus ça va, moins j’ai peur de la mort. Je vous ai dit la chanson que je voulais qu’on passe pendant mon enterrement ? Je l’ai déjà dit une fois mais je la mets en bas de note parce que je l’adore.
Je suppose que c’est lié mais bizarrement ce cimetière, le même où toute ma famille piscénoise séjourne toujours, m’est plus apparu comme un lieu de vie que comme un lieu de mort. Partout on pouvait voir des fleurs colorées, des photos accrocheuses, des « à mon mari », des « à mon père », des « à mon fils », partout il y avait les souvenirs que tous ces morts avaient laissés. Je ne sais pas quand il a été construit mais il y a avait peut-être 200 ans d’histoire qui émergeaient ici.
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17 novembre 2009
Thanks to you !
Bon puisque j’en ai encore rien fait, je voulais quand même dire que j'ai passé une très bonne soirée samedi dernier et que j’étais content d’être arrivé à rassembler presque tout le monde (je remercie Nico au passage qui a fait venir Henri je sais pas comment (ou si !)…).
La soirée était vraiment sympa et ça faisait plaisir de fêter ses 30 ans dans cette ambiance ! Merci aux potos pour ça !
Par contre ils ont été trop pingres sur les cadeaux… Mais c’est ma faute, j’en ai pas vraiment demandé et j’aurais pas dû verser dans le sentimentalisme à dire des trucs du style « venez, ce sera ça mon cadeau !» J’ai reçu 2 cadeaux dans la soirée : une fée (ça j’aime bien, RAS) et une clé USB 16 Go, genre mini-disque dur externe, et là par contre je vois sincèrement pas à quel moment je vais utiliser ce machin… Bon remarque que couplée à mon nouveau téléphone, je peux embarquer une vidéothèque entière dans tous mes déplacements maintenant. Ah et puis j’ai reçu un autre cadeau d’anniversaire de la part d’Amandine. J’en ai profité pour lui donner ses cadeaux d’anniversaire qui ont tardé à venir vu que son anniversaire est passé depuis les tout premiers jours d'octobre... Malgré le retard je suis assez satisfait de ce que je lui ai trouvé… Franchement satisfait même… Et son cadeau à elle, une écharpe qu’elle a parfumé, j’avoue que j’ai bien aimé aussi.
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08 novembre 2009
Fêtage de plomb
C’était hier soir, dans un resto chinois, que j'ai fêté mon annif pour la première fois. Non seulement l’orgasme gastronomique n’était pas au rendez-vous - bien qu’on ce soit régalé sur la fin avec le thé mon petit-frère et moi, mais en plus mon padre et mon grand-frère m’ont saoulé. Alors qu’est-ce qui peut me saouler très vite et très facilement ? Ben la populo-économie bien-sûr. Mon père nous avait conseillé un reportage, Money as Debt, que j’ai regardé mais qui m’a pas vraiment inspiré. Et les deux me soutenaient mordicus que l’argent virtuel, c’est le mal. Voire que j’y connaissais rien à l’économie. Ce qui est un comble puisque c’est quand même moi l’agroéconomiste de la famille. Bref, donc fallait pas commencer à en parler ! Déjà qu’on s’était pris la tête sur ce même reportage avec mon grand-frère la veille, voilà-t-il pas qu’il remet le sujet sur le tapis ! Je me demande vraiment à quoi il s’attendait. En tout cas ça a pas loupé, moi ça m’a saoulé et au final ça a saoulé tout le monde.
Et comme j’étais dans de mauvaises dispositions, y a des choses que je prenais assez mal. Et vas-y que la serveuse « elle est pas souriante », et vas-y que « y a des policiers qui se font fait agresser en allant à la cité des platanes (la cité des manouches) parce qu’une voisine s’était plainte du bruit » alors qu’ils étaient en pleine cérémonie de mariage. La mariée leur a sauté dessus « comme une furie ». J’ai dit bien fait pour leur gueule… Et vas-y qu’il faudrait revenir à une économie plus locale, voire « relocalisé » (et au passage on s’en fout de la réduction de la pauvreté chez les chinois ? Ah non, c’est vrai, y a que les méchants banquiers qui s’enrichissent !) et d’ailleurs « pourquoi y a pas un seul vin de la région sur la carte ?» Oh putain, je pourrai jamais me caser avec une nana qui me sort ce genre de discours. Je pourrai jamais me caser avec une nana qui me sort des discours comme Sarko non plus remarque. Ca va être dur de trouver l’équilibre. M’enfin mais pourquoi les gens se sentent obligé de parler de politique tout le temps ??? Enfin je sais pas comment c’est chez vous, mais chez moi c’est comme ça. Putain je crois vraiment que je vais me mettre à plus voter vu comme la populo-politico-économie me pourrie la vie. Voilà donc soirée pas top du tout ! En plus que j’ai pas aimé ces critiques constantes du resto sans égards pour les serveuses chinoises qui passaient et qui appartenaient apparemment toutes à la même famille.
Heureusement quelques petites choses positives quand même. D’abord (j’ai failli le dire à mon père d’ailleurs qu’un sourire c’est pas automatique, faut parfois y mettre du sien pour le susciter) y a une serveuse qui me souriait beaucoup. Elle avait peut-être dix ans de plus que moi mais j’adorais son sourire. Est-ce que je suis blasé ? Je sais pas mais dans leur grande majorité les minettes de 20 ans me font pas un grand effet. Je trouve souvent qu’elles en font trop. Trop dans l’habillement, trop dans le comportement, trop dans de ce qu’elles attendent, toujours trop. Et cette serveuse, j’aimais son côté simple. Belle, mais sans plus, avec un jolie sourire et l’air douce - ça c’est le truc qui m’attire tout le temps, vous remarquerez à force…
J’ai aussi pu tester un vin chinois, un rosé, c’était la première fois. Monsieur mon père dans son racisme antichinois/mondialisation n’a même pas eu la curiosité de goûter. Bon il avait vraiment rien d’exceptionnel ce vin. Y a qu’à voir ce qu’en pensent certains... Le thé était bien meilleur. Et y a un truc qui m’a amusé aussi. Y avait 5 chinois qui tenaient le resto. Je pense que c’était une famille fraichement débarquée. La plupart parlaient un très mauvais français, excepté la plus jeune des filles. Moi j’ai dû retourner au comptoir au moins 5 fois pour demander des sucres. A un moment j’ai demandé en anglais. Sur le coup ça m'a un peu échappé et j’imaginais bien un monde à la Blade Runner, où toutes les civilisations vivraient ensemble, plus ou moins communautarisées, tout en se mélangeant à chaque coin de rue.
En tout cas mon dîner d’anniversaire était vraiment très moyen question ambiance. Heureusement que j’ai pu compter sur mon petit-frère pour m’éclipser du débat politique. J’espère que celui avec ma mère se passera mieux. Et surtout que je passerai un bon moment samedi prochain, avec tous mes potes !
14:41 Publié dans La Comté | Commentaires (0)
19 octobre 2009
Frites champêtres au ketchup
Qui a dit que ce blog deviendrait pas gastronomique ? Moi aussi j’aime la bonne bouffe, vous n’avez pas le monopole des papilles ! J’ai DEUX recettes dans mon répertoire. Deux !... C’est déjà pas mal, non ? C’est un bon début au moins, vous trouvez pas ???
Après les patates à la sauce au vin, voici qu'arrive ma 2ème recette, une pure invention qui frôle le génie (gastronomique) : les frites champêtres au ketchup.
Le matériel :
- Une friteuse
- Un saladier
- Du sopalin
- Un couteau
- Un pansement
Les ingrédients :
- Des frites (Mac Ca1n)
- De l’huile de friteuse
- Des feuilles de laitue
- Une demi-tomate
- De l'huile d’olive
- Du fromage crémeux et fondant (camembert ou autres)
- Du jambon cru salé et séché (jambon de Bayonne, etc.)
- Du ketchup (He1nz)
Le protocole expérimental :
Couper le jambon et les tomates en tranches de tailles moyennes. Découper également le fromage que vous aurez choisi pour accompagner votre plat en morceaux ni trop petits, ni trop gros, de façon à ce qu’ils conviennent à vos bouchées et à celles de vos invités (de marques).
Pendant ce temps, mettre les frites dans la friteuse. Surveiller l’opération jusqu’à obtenir une belle couleur dorée puis sortir les frites en les plongeant dans un saladier recouvert de sopalin.
Assaisonner la laitue et les tomates avec de l’huile d’olive. Déposer les frites dans une assiette. Saler. Ajouter les morceaux prédécoupés de fromage et de jambon. Dans un petit coin, verser un petit peu de ketchup.
Voilà ! Vos frites champêtres au ketchup sont prêtes à être dégustées... Non sérieux, je vous le recommande ce plat… Mélange chaud/froid, super complet, diététique et tout !
20:44 Publié dans La Comté | Commentaires (2)
29 septembre 2009
6/6
Pfffff… On aura beau dire, une famille sur laquelle on peut compter ça fait beaucoup dans la vie. Sitôt la nouvelle annoncée à mes parents, mon père me propose d’aller prendre un petit thé au Chillout. Il sait que j’aime bien l’endroit.
Depuis le début de la matinée (enfin 10h pour moi), je commençais déjà à entrevoir les nouvelles possibilités qui s’offraient à moi. Qu’est-ce que j’allais faire ? J’y avais déjà pensé, en vrac, sans jamais vraiment m’arrêter sur le sujet. Et voilà-t-il pas que j’élabore mon plan quinquennal pour l’année… Là clairement, je crois que je suis parti pour retenter le(s) concours. C’est de ça dont a discuté avec mon père, en sachant que j’ai un prêt étudiant de 30 000 euros sur la tempe et que je suis pas seul à décider du coup.
- Mais t’as fait un prêt (…) il faut assumer (…) t’as trente ans blablabla (…) Faut trouver du boulot en janvier maximum !
- Mais c’est ce que je veux faire, je vais y arriver, c’est pas parce que je me suis planté une fois que je ressaierai pas une seconde. Encore une fois, une seule, je vais y arriver !
Et s’ensuit l’établissement de mon plan d’action 2009-2010 donc.
D’abord téléphoner à Dijon pour savoir ce qui n’a pas marché. Leur dire que je vais repostuler l’an prochain. Bien noter leurs recommandations pour que ça se passe mieux et je crois que ça passera beaucoup par l’amélioration de mon niveau en anglais.
Et puis 6 mois à Narbonne :
- Arrêtage de clope
- Passage de permis
- Travailler l’anglais, encore et toujours
- Faire de l’Aïkido
- Profiter
Vous remarquerez qu’il y a des choses qui n’ont rien à voir avec le mastère heing ?...
Et puis vers mars, 6 mois en Chine de préférence. Dans le secteur vitivinicole of course ! Je vais acheter le Guide Répertoire des vins et spiritueux de la Mission Eco de Shanghai pour avoir une bonne liste de société à contacter.
Mon père et moi on n’était pas d’accord. On l’est toujours pas d’ailleurs. Mais c’est pas pour autant que je me suis pas senti épaulé. Il l’a dit lui-même, on est tous les deux aussi obstiné l’un que l’autre. Il est pas d’accord mais il m’accompagnera sur ce projet, notamment en me remboursant la moitié du prêt, ce qui m'évitera de rembourser des mensualités trop lourdes tout de suite (parce qu'après je devrais lui rendre à lui, ce sur quoi je me suis engagé depuis longtemps).
En fin de compte cette année devrait être plutôt pas mal… Ma foi, on verra où ça me mène !
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26 août 2009
Dans les rues de Narbonne
Je supporte de moins en moins d’écouter de la musique le matin au réveil, comme j’aime de moins en moins me coucher devant un film ou avec de la musique. J’aime le silence. Même les bonnes musiques et les bonnes chansons parfois, je trouve que c’est du bruit. Encore que je sois plus réceptif aux musiques seulement le matin. Enfin je parle de mon matin à moi, qui ne se situe pas forcément dans la même tranche horaire que le votre. J’aime le silence et les bruits, ça s’apparente souvent à de la pollution sonore à mes yeux. J’aime le silence, parce qu’il est fait de vie. De la vie simple, de celle que connaissait mes grands-parents, celle où aucun bruit de radio ne perçait dans les campagnes profondes, d’Espagne ou d’ailleurs.
Le week-end dernier a été particulièrement agréable. Même cette conversation qui m’a un peu déboussolé a été agréable, parce que la rencontre était belle. Et puis Amandine est venue chez moi passer tout le week-end, alors qu’elle devait seulement rester la nuit de vendredi à la base. Le vendredi soir justement, je suis arrivé à motiver même les plus casaniers d’entre mes potes pour aller au resto. C’est bizarre, parce que dans « potes », j’inclus mes frères souvent… Et dernièrement, sans faire attention, j’ai inclus Henri, qui a pris racine chez moi cet été, dans : « oh les frérots, je reviens plus tard ! » La frontière est parfois ténue…
Le vendredi soir, on s’est fait une putain de bonne soirée dans un resto marocain. Y avait Amandine, Yana et Yvan, Henri, Béranger et moi. On a mangé des putain de bons tajines et on s’est saoulé avec du Boulaouane gris. C’était bon, mais l’addition était un peu trop salée... Quand même la patronne a été très sympa vu qu’elle a dû voir qu’on était des pauvres mecs fauchés qui vivaient au dessus de leurs moyens. Elle a fait un petit geste quand elle a vu qu’on appréciait le vin marocain. En fait elle a remarqué ça au moment où on s’est posé à l’extérieur pour boire un thé à la menthe. Elle va pour débarrasser la table mais c’était sans compter le geste réflexe, quand je ôte presque des mains le pichet de vin qui restait, encore à moitié plein. Puis elle nous a fait goûté un autre vin marocain, dont je me souviens plus le nom, mais je me souviens très bien qu’on n’en a pas laissé une goutte. Un peu avant, vers 11h, j’avais raccompagné Yana, qui devait respecter son putain de couvre-feu. Mais c’était bien de la raccompagner. Et pfffff, elle commence à sérieusement se lâcher quand elle est avec moi… C’est dur, dur, dur… Puis je revenu au resto, on a fini les bouteilles de vins, on en a repris d’autres, puis le thé à la menthe, et comme on était les derniers clients, on s’est décidé à rentrer chez moi à pied. Amandine avait un putaing d’accent du Sud qui défrisait tout sur son passage. On s’est un peu foutu d’elle. C’est bizarre, jamais je l’avais entendu parler comme ça avant. Moi je chantais avec mon petit-frère. Sans les intonations des gars qui ont bu, ça donnait quelques choses du genre : « dans les ruuuues de Paris, lalala lalala , la-la » (la vraie chanson c'est 'sous le ciel de Paris') Je me souvenais plus du reste, la plupart du temps mon disque était rayé. Une bonne soirée quoi…
Et puis demain, je dois aller à Bordeaux passer un concours à l’Inseec. Ca craint du boudin, tout est en anglais. Je pense que j’aurais plus de chance avec celui de Dijon. Mais bon, je vais tenter ma chance. On verra ce que ça donne.
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08 août 2009
Hey !
Ouais OK, c'est peut-être pas du grand art, mais il dit le mot magique dans la chanson !
(Et le clip est à ravir !)
12:12 Publié dans La Comté | Commentaires (6)

























































