28 novembre 2009

Persepolis

De mémoire je dirais que ça remonte à Holy Smoke la dernière fois où je suis tombé sur une œuvre aussi sensible. Comme par hasard celle-là est enfantée par une femme aussi. Cependant, contrairement à Jane Campion, Marjane Satrapi ne réalise pas seulement une fiction de cinéma avec Persepolis… Je le savais pas au début mais la description de certains détails et le mode narratif mettent rapidement la puce à l'oreille.

Comme de coutume j’éviterais de vous en dire trop sur ce qui vous attend et si je peux vous laisser dans le flou le plus complet je serais content. Bien sûr c’est plus commode pour moi en plus mais c’est surtout mieux pour les futurs télé/pécé/mac(?)spectateurs me semble. Je peux par contre dire que j’ai pas spécialement les larmes faciles, à part pour le cinéma. Ben là j’y ai eu droit... Dans le même temps l'histoire est présentée de façon légère et c'est plutôt, voire carrément marrant.

Je peux le faire passer à ceux qui en ont envie. Y en a une qui va y avoir droit de toute façon...

 

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02 novembre 2009

La mise à mort du travail

Sidérant ! Magnifique ! Triste ! Révoltant ! Intelligent !

Ce reportage est la plus belle remise en cause du capitalisme que j’ai jamais vu, c'est aussi simple que ça. Et pourtant ! Je me considère comme un capitaliste. C’est de mauvais goût en France de dire ça. Je le criais déjà pas sur les toits avant mais maintenant je crois que je vais vraiment la mettre en sourdine. Enfin la sourdine c’est tout relatif pour quelqu'un comme moi mais en tout cas je vais me modérer davantage, pas parce qu’il le faut, mais parce que je vais le devenir après avoir vu ça. J’ai beaucoup plus de sympathie pour les communistes depuis quelques minutes. Je crois toujours aux vertus du capitalisme, au fait qu’il est synonyme de progrès et de réduction de la pauvreté pour les pays du Sud. J’ai toujours aussi cru en ses défauts. Mais ce défaut là mis en exergue de cette façon, ça m’a vraiment abasourdi. Et ca fait peur tellement la pomme semble déjà être pourrie.

Ca m’a tellement chamboulé de voir ça que j’en viens à remettre en cause mon envie de travailler dans le secteur commercial, fusse-t-il celui du vin. Et si je le faisais je ferais en sorte de fuir comme la peste les multinationales et leur toyotisme. Etrangement ça concorde exactement avec une de mes questions existentielles du moment. Je cherche un métier qui fait sens. Il se trouve que j’ai déjà un diplôme qui me permettrait de trouver un job comme ça. Je me demande alors pourquoi je me lance pas dans le domaine où je suis le plus compétent. J’ai quelques pistes pour répondre à cette question mais j’en parlerai une autre fois, parce que là c'est ce reportage qui m'accapare.

Débectant ! On pourrait dire ça aussi pour qualifier son contenu. Chacun ira de sa rengaine à n'en pas douter. Et autant se faire plaisir, parce qu’on pourra taper sur personne, ni exiger justice de quiconque. Ou bien qu’il n’y ait personne à frapper en particulier, ou qu’ils soient trop bien escortés.

Bref ! Ce reportage est tout simplement sidérant. Il m’a énormément touché et j’exagère rien. Il est allé jusqu’à ébranler certaines de mes convictions politiques et économiques, mais il est aussi venu se poser comme un papillon dans cette quête pour savoir dans quoi je devrai me lancer après, dans quel(s) genre(s) de métier je serai susceptible de m'épanouir au mieux.

C'est un reportage culte !

Je vous le conseille, comme je conseillerais un livre de chevet. Je vous incite aussi à le payer et c’est un adepte du téléchargement illégal qui vous le dit. Pour une fois j'ai ressenti l'envie de marquer le coup, de soutenir le mec qui a réalisé ça, Jean-Robert Viallet, peut-être même pour qu’il fasse un autre reportage de la même envergure (il en a fait un déjà que je compte aussi me procurer : Chronique de la violence ordinaire, aussi disponible en VOD).

Allez-y, franchement, vous serez pas déçus du voyage !

http://www.francetvod.fr/site-vod/la-mise-a-mort-du-trava...

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21 octobre 2009

Little Children

Joli film, pas à dire. Sous bien des aspects, notamment la petite voix narrative, ça m’a fait penser à Desperate housewives. Le style banlieue bourgeoise aussi n’est pas sans rappeler la série mais la comparaison s’arrête là ! Le thème abordé tient bien dans le titre je trouve... A travers plusieurs personnages : une femme au foyer incarnée par Kate Winslet, un homme qui refuse de grandir (Patrick Wilson), un pédophile tout juste libéré, un mari qui s’éprend d’une nymphette virtuelle, à travers tous ces protagonistes et d'autres, Little children nous met face à nos illusions d’adultes. Il semble nous susurrer : « mais vous croyez vraiment avoir grandi, vous croyez ?... »

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08 octobre 2009

Hard Candy

Ellen Page nous revient après Juno. Enfin selon ma chronologie à moi, parce qu'Hard Candy a été tourné 2 ans avant Juno en fait. Il fallait que je le vois en pleine « affaire Polanski », parce que le film y fait explicitement référence à un moment donné. Comme d'habitude, je ne dévoilerai pas le scénario du film, d’autant plus que c’est un thriller. Ca traite du thème de la péd0ph1lie et de l'éphéb0ph1lie  (je viens d'apprendre un nouveau mot que je tiens pas particulièrement à retenir et que je ressortirai pas dans les soirées mondaines) et l’histoire est plutôt bien ficelée… Et je crois que c’est à peu près tout ce que je vais dire.

Je vous ai déjà dit que j’en avais rencontré un, de péd0ph1le ? Je l’ai su qu’après. C’était pendant mon premier voyage en Inde, c’était le directeur de l’école qui abritait ma classe et les enfants que vous pouvez voir dans l’album photo à droite. C’était un homme charismatique. De lui j’ai dit un jour à Young-Mi que c’était encore « un enfant ». Je croyais pas si bien dire… C’est la stagiaire de l’Ist0m à qui j’ai recommandé le stage l’année d’après qui m’a appris tout ça, les embrouilles qu’il y avait eu dans l’école après mon départ. Quand on y était mon petit-frère et moi, par moment on avait beaucoup de mal à gérer une petite, Saumya. Une fois on avait fait une sortie une après-midi et elle avait été épouvantable. Le soir même on était allé voir Bertrand, puisque c’est son nom. Pédagogiquement parlant, il était bon c’est sûr et mon frère et moi on aimait bien qu'il nous donne des conseils. Cette fois-là, c’est lui qui est allé engueuler Saumya dans le dortoir des filles avant qu'elles ne se couchent. Mon frère et moi, on était tous les deux présent quand ça s’est produit. Sur le coup j’avoue que j’ai été très étonné de la manière dont Saumya la rebelle a réagi et courbé la tête devant ses remontrances. Elle avait peur ! Aujourd’hui je me dis que ça a un rapport avec ce que je sais depuis. Mais à ce moment là, je savais pas. Si les paysans du coin l’avaient su, qu’un étranger s’approchait un peu trop de ces enfants indiens, il y a fort à parier qu’ils l’auraient pendu. Si moi je l’avais su quand j’y étais, je crois que je l’aurais démonté. Mais vraiment, pas comme quand je parle d’une baston pour un combat de rue. Une autre fois, comme certains de ces enfants avaient déjà eu leur lot de malheur, j’avais proposé qu’un psy en suivent certains, une en particulier - il s’avéra ensuite qu’elle était une des deux qu’il avait attouché, je me disais que ça lui ferait du bien. On en a parlé, lui, Young-Mi et moi. Young-Mi était pas très pour et quand Young-Mi et pas très pour, qu’on est chez elle, parce que c’est elle le moteur de cette école, on peut persévérer un peu mais c’est pas trop la peine d’insister. Quand j’y repense, je me dis que ça l’arrangeait bien de se cacher derrière elle à ce moment-là. J’aurais su, j’aurais vraiment insisté. Mais je savais pas. Et quand je l’ai su, d’abord ça m’a fait un choc pour les gamins et j’ai éprouvé de la haine et de la répugnance pour lui. Je me suis rappelé la scène de nos adieux, émus. Je me suis rappelé de l’homme que j’admirais et qui semblait être venu là consacrer son temps à bâtir à un monde meilleur. J’ai hésité à lui envoyer un mail pour lui demander de se faire soigner, un mail sérieux, pas un mail pour cracher toute ma haine, je l’ai pas fait finalement.  Et Young-Mi de son côté, sûrement par peur qu’il se fasse lyncher, elle l’a laissé partir. Il a quand même été interdit de séjour en Inde. Sur le coup à la vérité, j’ai pas vu grand-chose, je me suis méfié de rien. Maintenant je sais que les gens comme lui s’arrangent toujours pour être en contact avec les enfants. Je serai sur mes gardes quand je verrais un « gentil » s’approcher de ceux que j’aime. Maintenant si ça se reproduisait, j’espère que je serais capable de voir ces signes avant-coureurs susceptibles de mettre la puce à l’oreille.

Bref, tout ça c’est parti de Hard Candy !

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26 juillet 2009

J'irai dormir chez toi

Celui-ci se passe en Inde. J'en suis au moment où il va manger chez le docteur homéopathe et j'adore déjà !


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23 juillet 2009

Bodyguard

Hier je me suis revu un classique du cinéma : Bodyguard... Ouais, bon, OK y a des grosses ficelles dans ce film ("je veillerai sur toi ♥", "non c'est moi, je te protégerai ! ♥♥", "non c'est moi et si tu m'écoutes pas je vais partir ! ♥♥♥") mais quand même, la Whitney elle pas peu craquante... Et puis j'ai bien aimé, je vais pas me justifier non plus !

Et puis la chanson de la fin, elle m'a vraiment fait penser à quelqu'un, à ce que je voudrai lui souhaiter. C'est ça les chansons US, on trouve toujours un moyen de s'y retrouver... Bon bref, je la mets, pour le bonheur de vos mes oreilles.

podcast

 

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07 juillet 2009

Irina Palm

Rah pourquoi Soukaïna est venue me parler juste après que j’ai vu ce film hein ? Elle aurait pas dû, c’est d’sa faute. Je vais la traumatiser un jour cette pov’ fille avec toutes les histoires de cul que je lui raconte.

Irina Palm, c’est pas un film de cul hein ? C’est clairement un putain de bon film avec un vrai scénar’, pas juste :

- La patiente (un doigt innocent sur sa bouche entrouverte) : docteur, j’ai la chatte en feu…

- Docteur Rock : Laissez-moi voir ce que je peux faire… (infirmière appelez le docteur Flech en renfort au cas où, l’intervention va peut-être durer plus longtemps que prévu !)

Je suis chanceux en ce moment, je tombe souvent sur des bons films. Irina Palm, ou l’histoire d’une grand-mère qui sort de sa petite vie de bourgeoise pour… Sauver son petit-fils ! Rah mais comment je fais pour commenter un film sans raconter l’histoire (d’autant que j’aime pas connaître l’histoire d’un film avant de l’avoir vu, moins j’en sais, mieux je me porte) ? Ben je sais pas comment on fait, le métier de critique de cinéma, c’est vraiment un métier à chier où on peut rien dire à part utiliser le plus d’adjectifs qualificatifs possibles comme : « magnifique » F. Express ; « un film esseptionnel ! » Le Monde du F. ; etc… Vraiment un bon film, qui confond de manière troublante la bourgeoise et la pute, deux mondes, encore une fois, où rien n’est tout à fait blanc et rien tout à fait noir (c’est bon, je crois que j’en ai dit assez sans rien dire là).

Et demain je me lève pour accompagner Yana à un rendez-vous vers 10h. Ca fait au moins un mois que je me suis pas levé à une heure comme ça...

 

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03 juillet 2009

Slumdog millionaire

Rah à la base je voulais même pas le commenter. Bon finalement, je me suis dit que quand même ça serait pas mal de le commenter pour quelqu'un qui connaît un peu l'Inde. Quoique non en fait, je vais pas le commenter, j'en ai pas envie (je sais, je fais un super critique ciné, jetez-moi des cailloux)... Mais viendez !

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29 juin 2009

Holy Smoke

Là ça s’approche du chef d’œuvre si vous voulez mon avis (et c’est pareil si vous le voulez pas en fait). C’est mais alors, pffff… Je pourrais presque m’arrêter là dans le commentaire tellement ça passe par du ressenti immédiat, tellement ça me paraît dur de poser ça sur du papier. C’est dire que le commenter en quelques minutes sur quelques lignes me semble assez insignifiant devant l’ampleur du thème abordé.

Moi j’ai interprété ce film comme s’il parlait du vide de nos existences, ou du moins de la sensation de vide que l’on peut ressentir à certains moments, et de tout ce qu’on est prêt à faire pour la combler : c'est-à-dire n’importe quoi ! Secte, dépendance affective et j’en passe. Il parle des masques qu’on rêvet pour éviter d'affronter nos peurs et qui se craquellent comme des cristaux à la moindre pichenette. Il parle, il parle et on l’écoute. Pas besoin de fumer pour partir dans un trip métaphysique, ça vient vraiment tout seul.

Je retiens bien le prénom de la réalisatrice et scénariste, Jane Campion (et sa soeur), parce qu’elle m’a vraiment fait rêver là. Je vais fouiller un peu plus dans sa filmographie dorénavant. Il n’y avait rien à changer au casting non plus : Kate Winslet, belle en rondeur et Harvey Keitel, en muscle ? (sans plus de commentaires sur son physique que je sais sûrement pas apprécier à sa juste valeur), qui sont tous les deux des vrais acteurs qui ont joué dans des pures merveilles du septième art. En vrac : Neverland, Eternal Sunshine of the Spotless Mind ou Bad Lieutenant.

 

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17 juin 2009

Rencontres du quatrième type

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