21 décembre 2009

La Haine

Les attentes qu’on place dans une relation sont une plaie. Ne rien attendre, c’est à ça que j’aimerais parvenir. Ne rien attendre de quelqu’un, est-ce seulement possible ? Parce qu’à posséder des attentes, toujours plus importantes, on est frustré qu’elles ne soient – logiquement - pas comblées. A posséder des attentes, il y a des chances qu’on ne le laisse pas à l’autre la possibilité de donner ce qu’il a à donner, d'une façon très différente de ce que l’on attend(ait).

Il y a ça et puis il y a cette connasse de nervosité qui m’a pourrie une bonne partie de l’aprèm, on va dire que c’est venu après la raclette. Bon, on est allé au cinéma, entre ami, voir le putain de film Avatar, en 3D - dont j’ai pu apprécier la pub 3 fois depuis que je suis rentré de Montpel (ça me sort par les yeux). Mais voilà, c’était du mauvais cinéma, tant le film que ce qui se déroulait entre elle et moi. Tellement mauvais. Qu’est-ce que je pouvais faire ? Rester là, passif et assis, attendre la fin du film et partager mon temps avec elle encore une paire d’heure avant de rentrer chez moi ? Je pouvais bien sûr. C’est même certain que j’aurais pu laisser le temps filer sans faire de vague. J’aurai aussi pu répondre à son texto plus tranquillement et pas couper court à sa tentative d’appel téléphonique. J’aurais pu être plus calme. J’aurais pu éviter de prendre certaines choses pour moi, comme quand elle m’a dit que là ça se voyait que j’étais nerveux et qu’elle m’a fait une comparaison avec sa mère que j’ai trouvé ‘achement flatteuse.

Enfin j’aurais pu faire tout ça, être un homme meilleur et tout et tout, si on était dans le meilleur des mondes et s’il y avait pas eu deux-trois choses qui m’avaient pas franchement irrité avant. Dans ma conception à moi, ou c’est « ami-ami » ou c’est plus que ça, bien sûr à un moment on peut aussi laisser flotter une certaine ambigüité. Mais si t'en viens à te retrouver dans les deux derniers cas tu me sors pas des histoires de kinés de merde, de baisers cachés avec un ex - qui n’est pas vraiment un ex, en fait ! (même si ça date de plusieurs années le baiser en question), parce que tu continues à le voir et que mine de rien, t’en parles souvent de ce mec, qui n'est pas ton ex… Bref, si c’est pour me raconter ta vie sexuelle, ben comment te dire, j’en ai rien à foutre en fait, t’évites ! Ou t’entretiens pas d’ambigüités et tu fais ton choix sur le grand marché du célibat. A défaut moi je fais le choix d'au moins sceller la frontière « ami-ami ». J'avoue que je suis même en train de penser à la condamner.

Et je crois qu’elle est tout simplement pas prête à être avec un homme – en l’occurrence je parle de moi en particulier - et un seul à la fois tellement elle se fait de projections fantasmatiques. Déjà que cette idée m’enchante pas là tout de suite, encore heureux que je sois pas avec elle parce que ça serait pire... Bien sûr c’est normal de ne pas pouvoir s’approprier l’imaginaire de quelqu’un, mais la moindre des choses c’est que tu te sentes pas obligé de le raconter, ton petit jardin secret…

Franchement ça va saigner. Non c’est déjà fait en fait. Ah merde j’ai oublié de préciser que je me suis levé de mon siège à la moitié du film et que je lui ai dit que je partais. J’ai la haine… (Mais pourquoi tant de haine ?) (Dans ces cas-là je cherche souvent une raison de me battre, mais y en avait pas… Y a bien eu des racailles qui ont commencé à mettre de la musique à fond dans le train mais ils ont pas fait durer. Dommage ?). Je crois que je vais mettre comme une grande distance entre nous. Parce que faut bien que je pense à me protéger. En tout cas ou je me suis dit à tort que c’était bien entre nous, ce qui me semblait clair pourtant et en fait non, ça l’est pas… Ou c’était bon à un moment et ça a évolué (depuis le kiné par exemple ? Tiens en parlant de se battre... Il aura toujours des confrères pour l'aider à se remettre en plus, je suis sympa). Ou j’avais encore toutes mes chances cette aprèm et j'ai merdé. Ou j'ai eu raison de pas me sentir le courage de rentrer dans une histoire comme ça. La jalousie c’est un peu mon talon d’Achille alors me raconter ces histoires, ça revient à m’épuiser, par la colère, la haine, la tristesse. Je pensais qu’on irait bien ensemble, semble que je me sois trompé. Je pense pas la revoir avant longtemps. Et vu que j’aime bien les adieux fracassants, j’en ferais bien notre dernière rencontre si je peux partir avant l’été.

Ma dernière histoire (je parle pas de Yana) m’a servi de leçon dans ce domaine, je peux pister précocement les signes qui montrent que je vais droit dans un mur…

18 avril 2009

Nightmare

Vous êtes coupables, sachez-le ! Bon vous êtes pas coupables de mon envie d’écrire, mais vous êtes au moins coupable de me lire, ce qui me donne encore plus envie d’écrire. Parce que je devrais travailler à l’heure qu’il est heing ! En fait avant de m’y mettre j’avais envie de me détendre un peu. Je viens de rentrer de ma petite balade journalière. J’ai fait un tour dans le parc quasiment désert, les oiseaux étaient muets cette fois-ci, il pleuvait. Après l’avoir traversé, j’ai acheté du tabac pour remplir mes cendriers ce week-end et aussi un sandwich de chez Pomme de Pain, pour remplir mon estomac. J’ai croisé un couple de jeunes ados black qui n'arrêtait pas de se galocher dans la file d'attente du bureau de tabac. J’ai pas pu m’empêcher de les regarder. La nana m’a capté et j’ai pas pu retenir un sourire qui l’a toute gêné. En tout cas ils étaient mignons je trouvais.

Ce matin (enfin vers midi) quand je me suis levé, j’avais encore l’arrière-goût moisi d’un horrib’ cauchemar. Je me souviens plus trop des détails tellement c’était le bordel. D’abord ça commence par une grande fête qui ressemble à la cérémonie des remises de diplômes. Mon père projette un film pour ma mère, un film qui retrace leur histoire, pour la récupérer. C'est pas vraiment le moment je pense, y a plein d'étrangers et puis je sens que ça la met pas spécialement à l'aise. Après la projection, lui est enthousiaste et elle, elle reste froide à ses espoirs. Mon père est blessé, jamais je l'ai vu comme ça, si faible. Il sombre dans la dépression et en plus, on apprend qu’il n’a plus une thune, il nous a caché la vérité durant tout ce temps, il est ruiné. Mes espoirs de faire le mastère spécialisé dans le domaine du du vin s’évanouissent. J’ai plus le droit de rêver, va falloir que je grandisse d’un coup. Et puis, durant cette même soirée je crois, mais beaucoup plus tard, mon grand-frère déboule devant moi avec une nana de ma promo, laquelle semble complétement choquée par un événement qui vient de se produire et qui a un rapport direct avec lui, avec quelque chose qu’il a fait. Il a dû tenter de la violer je crois. Je sais pas vraiment et pour l’instant je veux pas le savoir, je décide de prendre le partie de mon frère et de faire en sorte qu'on prenne rapidement nos cliques et nos claques. Il faut qu’on dégage parce que la place va ressembler à une poudrière dans pas longtemps. Effectivement, cette histoire prend des proportions importantes, la nana veut la peau de mon frère et semble conduire toute une armée. Vu que je le cache, c'est rapidement moi qu'on veut choper. Mais je dois remonter tout en haut d’un sentier dans un genre de château pour récupérer des affaires importantes, là où la fête bat son plein, là où j’ai toutes les chances de me faire lyncher par la foule. Je me souviens plus de comment ça c’est fini, ni même si ça c’est fini, mais c’était vraiment horrible de voir tout ce qui compte pour moi se transformer en film dramatique. Je dois trop regarder de film d’horreur en ce moment.

La balade de tout à l'heure m’a calmé, écrire aussi, je vais pouvoir commencer à bosser.

15 février 2009

Bienvenue en hypersensibilitie

C’est bizarre ça. Faut quand même dire qu’il y a beaucoup de choses qui m’apparaissent étranges ou bizarres. En ce moment, je me sens énormément désensibilisé. C'est le mot ! Je ne comprends pas d’où ça vient. Ou seulement en partie. Si devais décrire ce que je ressens, je dirais que c’est un peu comme si je souffrais de ne pas souffrir finalement. C’est très con ou bien ? Genre « le cœur quand ça bat plus ça t’as une de ces gueules »… Ben là ça me donne cette impression. A Cergy, les études sont souvent passionnantes mais la vie sociale est vraiment chiante et ennuyeuse. Et ce n’est pas forcément que je le suis, mais je me sens souvent seul. Contrairement à Narbonne, ou en Inde, rien ici ne fait battre mon cœur. Oui je me sens moins timide, moins contusionné et plus ouvert par rapport aux autres mais je ne peux m'empêcher d’espèrer en quelque chose qui réveillerait mon cœur de sa torpeur.

Les histoires d’amour, c'est à peine si je me sens capable de les vivre en ce moment. Dans mon entourage, je vois pas quelle femme pourrait réveiller ces sentiments. Et pfiouuu !!! Elle aurait du boulot tellement j’ai soif d’humanité, tellement j'ai faim de vérités. Mais non, pas là, pas maintenant, l’amour je ne m’en sens pas très capable pour l'instant.

Ce n’est pas exactement la première fois que ça m’arrive. Quand je vais bien, même si bien c’est un grand mot pour décrire mon état actuel qui ressemble plus à une convalescence après une annus horribilis, j’éprouve comme une sorte de nostalgie de l’hypersensibilité qui, malgré tous les ravages qu’elle peut causer, me fait me sentir vivant. De là à dire que j’aime souffrir, il n’y a qu’un pas…

Ca fait plus de dix ans que je vis en hypersensibilitie, et je dis dix ans comme je pourrais en dire quinze heing ? alors forcément, c’est difficile de passer à autre chose. Si je dois vraiment y passer. Le dois-je ? Ou n’ai-je rien d'autre à faire qu’à me laisser porter ? Rah ! Comme j’ai envie de m’entourer de gens que j’aime. J’aimerais aussi comprendre pourquoi ça fait deux fois que je ressens des choses comme ça parce que j'ai le sentiment que l’inconscient va parler un jour ou l’autre, que je le veuille ou pas. J’aimerais comprendre ce qu’il se passe en moi et ne pas être la victime inconsciente de cette nostalgie, cette sorte de culpabilité même, à ne plus être hypersensible. J’aimerais aussi, quand je sors de ce pays de beautés et de souffrances, ne pas m’abriter derrière des remparts, des choses et des mots qui ne m'appartiennent pas vraiment.  

Encore une énigme à résoudre ! Mais où êtes-vous donc mon cher Watson ?

 

04 août 2008

Je suis bi

Oui, vous avez bien compris, je suis bi ! Ca a été une révélation pour moi aussi… Oui… Mais pas bisexuel heing ? Non, juste bipolaire. Voilà, c’est dit ! C’est comme si après toutes ces années d’introspection, quelque chose de puissant s’éclaircisait. Je suis pas sûr qu’on puisse dire que ça soit plaisant, mais ça me rassure finalement, de savoir, de comprendre. Depuis deux ans, je me suis tour à tour cru dépressif, angoissé, phobique social et non ! J’étais bipolaire.
 
Pour ceux que ça intéresse, y a plein d’articles sur le net concernant les bipolaires, appelés aussi maniaco-dépressifs dans le jargon. Il faut déjà savoir qu’il y a plusieurs degrés de bipolarité et que mon cas n’est pas insurmontable. En gros, moi je vais décrire la bipolarité comme  ça : les personnes « normales », elles ont des hauts et des bas. Les personnes bipolaires, elles ont des hauts très hauts et des bas très bas. C’est comme une montagne russe. Et c’est vrai que c’est tout moi ça. A peu près une personne sur cent est touché par des troubles bipolaires. Ils prennent souvent du temps à être diagnostiqués, on parle d’une moyenne de 8 ans généralement. J’ai lu quelques articles sur le sujet et évidemment, c’est pas la joie d’être bipolaire. J'aurais préféré avoir une bonne vieille dépression, au moins ça, ça passe. D’un autre côté, le bipolaire, quand il est en forme, c’est un vrai virtuose. Mais bref, j’ai pas de jugement à porter sur ça. Je suis comme ça et c’est tout, il va falloir faire avec, assimiler et apprivoiser tout ça.
 
Évidemment, je suis aussi un traitement adapté. C’est nickel ! parce que ça marche plutôt bien et que le traitement n’a aucun effet secondaire sur moi  - je prends pas 20 kilos notamment - et c’est pas du tout un truc assommant ou autre. C’est le même traitement utilisé pour les épileptiques. Le fait de suivre le traitement, de savoir d’où vient le problème, de passer des putains de bons moments ici, à Narbonne, tout ça, ça fait que je me sens mieux pour partir en Inde, que j’en ai beaucoup moins peur, que j’en ai même envie.  C'est une chance ce stage, c'est une chance que je sois plus calme et que je me sente davantage capable. Je me dis toujours "on verra bien", mais même si je morfle parfois, je crois qu'au fond, j’ai jamais eu peur de la vie.
 

09 décembre 2007

... et je ne baisserai pas le regard

Bon… Je sais que je vais perdre toute crédibilité en disant ça. Mais voilà, j’ai changé d’avis depuis hier. J’en suis convaincu, dur comme fer, faut que je me passe des médocs. Je suis sûr que ça va être une stratégie payante sur le long terme. Même si bien sûr, là tout de suite, ça paraît pas tous les jours évident. Je reste malgré tout convaincu qu’il faut que j’arrive à gérer ce manque de confiance et ce stress moi-même. C’est important que mes mécanismes de défenses psychiques s’actionnent efficacement. C’est vital que j’apprenne à gérer les situations difficiles. Je peux la gérer, je le sais.

Qu’est-ce qui est à l’origine de ce revirement? Déjà je suis rentré au pays, pour un mois de vacances. J’ai pu déballer mes soucis du moment à ma petite famille et presque immédiatement, j’ai eu l’impression que le sac était beaucoup moins lourd. Et puis cette semaine était particulièrement dure, à plusieurs niveaux, je ne peux pas me baser sur ça pour justifier le recours aux médicaments. Alors je vais continuer sans, en essayant d’être plus zen et de reprendre le chemin de la confiance en moi. Y a que comme ça que je deviendrais un homme, un vrai.  

A court terme, pour que ça aille mieux, je pense qu’il faut que je tire mon coup. Ben si ! c’est important quand même… Parce qu’évidemment, ça fait du bien d’avoir un regard de femme posé sur soi dans le creux d’un lit. Je pense à une nana en particulier quand je dis ça. Elle s’appelle Young Mi. Elle doit avoir quelques années de plus que moi. Une quinzaine je pense… Mais j’aime les femmes, les vraies alors c’est pas un problème à mes yeux. Et puis elle est belle. Cette nana-là, elle respire la féminité. Mais ça fait longtemps qu’elle a pas été touché. Son dernier mec, je le connais et c’était juste un gros con. Parce que cette nana, elle est tout simplement géniale. Elle mérite le meilleur (CQFD). Je l’ai rencontré en Inde. Je la revois de temps en temps sur Paname. Elle est prof de chant. L’an dernier, elle a tout de suite vu que ça allait pas super pour moi et j’ai bien aimé sa façon de réagir, la stabilité qu'elle affichait à mon égard. J’ai une grosse envie de me la faire. Je dois la voir juste après Noël, avant qu’elle reparte en Inde. Comme d’hab, elle va m’inviter à dormir chez elle. Sauf que là (la pauvre), au lieu de rester bien sagement allongé sur son canapé, y a des chances que je joue les rebelles... Je sens qu'elle en a envie. Alors si je trouve le courage, je me lèverais, en pleine nuit, je pénètrerais dans sa chambre, sans frapper, je me glisserais sous ses draps, sans un mot. Plus ou moins doucement, je m’attellerais à la réveiller, sous des câlins et des baisers. J'ai vraiment une grosse envie de grimper sur son corps à la Young Mi. Wait for me poulette, j'arrive! Tu vas voir ton cadeau... Bref, le plan parfait ! Sur le papier ! 

Waouhhh, deux posts en deux jours, c'est vraiment noël!!! 

 

08 décembre 2007

La maladie, je la regarde droit dans les yeux et je ne baisserai pas le regard

Je vais pas la jouer : mdr, ptdr, xD, expldr, kikou lol, etc. Non parce que ces derniers jours, ça allait pas fort. Pas fort du tout. Je ne suis pas vraiment sûr que ce soit passé dans le fond. Pour vous raconter un peu, je suis au prise avec deux fléaux en ce moment : les épisodes dépressifs, et un penchant marqué pour la phobie pulsionnelle (oui je suis psychologue et alors ?). Et ces jours-ci plus que d’habitude, je me suis posé la question du recours aux médocs et à l’alcool. Il faut dire que vu que mon état a « remis en cause certaines de mes relations », j’ai franchi un des deux pallier que je m’étais fixé avant de mettre la question sur le tapis. Dans les arguments contre, je me dis souvent que cette période devrait m’apprendre à mieux gérer mon stress si j’accepte de la vivre « pleinement »... Mais bon... l’intérêt de la vivre pleinement semble assez limité quand c’est comme ça et plus ça va, plus je me rend compte que le gros problème, ce n'est pas ma gestion du stress, c’est les épisodes dépressifs et le manque de confiance en soi qui en découle. Ca me fait perdre beaucoup de mes moyens. Je ne pense pas qu’on puisse lutter contre une dépression avec sa seule bonne volonté. Alors je me dis, sans encore en être tout à fait certain, que je vais passer par une solution médicamenteuse. Si c’est le cas ma seule exigence de ce côté-là, c’est que le médicament n’influe pas sur ma libido. Et oui hein, faut savoir reconnaître ses priorités dans l’adversité...

Bon enfin voilà, donc je me suis ramassé comme une merde pendant toute la semaine passée et c’était super. Vous ne m’en voudrez pas de passer sur certains détails hein ? Ca suffit de les vivre une fois. Malgré tout, y a deux choses réconfortantes auxquelles j’ai pu me raccrocher. Le sport, bien sûr, parce que ça m’apaise et que finalement, c’est un peu comme si ça me permettait d’exploser dans une performance physique plutôt qu’ailleurs (ce qui est mieux pour tout le monde, convenons-en). Et puis y a une deuxième chose qui a un poids de plus en plus important sur mon bien-être depuis que ça va mal avec milie: ma scolarité. Ouais là je sais, c’est le moment où les gamins, ils s’disent : hannnn nonnn, pas l’écoleeee !!! Mais moi je fais pas une école comme toi, pèque ! Et je fais plus de maths, c’est pour te dire. Moi mon école, c’est une école où t’apprends de vrais trucs utiles. T’es jaloux hein ? Hin hin hin... Mais c’est vrai, mon école et ce que j’y fais, c’est une des rares choses que je sens très bien en ce moment. Ca me valorise, ça me rend fier, intelligent, ça me fait rêver, ça me donne pas mal de raisons d’avancer. 

Alors j’avance.

 

05 novembre 2007

Parfois

 04/11 

Ce matin, en me levant, goût à rien. C’est à ça que je vois que j’ai des tendances dépressives en ce moment, à cet arrière-goût de chiotte au moment du réveil. Même si après ça passe en général, mais au moment du réveil, c’est un truc qui est souvent là. Comme si j’avais mal dormi, comme si j’attendais rien de particulier de ma journée. Cet arrière-goût m’est resté pendant quelques heures aujourd’hui. D’hab, il s’en va plus vite. C’était vraiment des heures de merde. Ah que j’aimerais que la vie m’apparaisse belle et magique comme avant dans ces moments-là ! Mais non. Juste envie de pleurer, de vomir, sans trop savoir pourquoi. Juste envie de son réconfort à elle, même si là tout de suite, je la fuis. Envie de parler à personne en fait, la prostration est trop forte. Pourtant je suis à Narbonne, entouré de potes, mais non, là ça marche pas. Je me sens tellement pas intéressant et tellement pas marrant que j’ai peur de perdre tous ceux que j’aime tellement je serais à chier, c’est un peu ça le concept finalement.

 

Je suis allé faire des recherches sur internet à propos de la dépression et effectivement, il semble bien que j’ai quelques symptômes. Pour l’instant, je ne prends pas de médocs. Et j’aimerais éviter d’en prendre. A priori, il y a des guérisons spontanées au bout de six mois un an. Vu que ça fait un an que je suis comme ça, je peux peut-être espérer une rémission rapide… Les médocs, sur le principe, j’ai rien contre. Je pense que c’est un peu n’importe quoi la mauvaise presse qu’on leur fait. Quand t’es vraiment mal, c’est souvent une bonne solution et ça vaut toujours mieux que de se ramasser la tête chaque jour. Si je dois en arriver à prendre de médocs, ça me posera pas problème à ce niveau-là, c’est pas pour ça que je retiens ce moment le plus longtemps possible. Si je le retiens, c’est parce que j’ai l’impression qu’une situation comme celle-là te pousse à faire un travail important sur toi-même. En économie, on dit qu’une crise permet d’épurer certains mauvais fondamentaux. Et ben à mon sens, c’est un peu le même principe en psychologie. Je pense que ce travail psychologique que je fais en ce moment sur moi-même n’est pas inutile et doit me conduire à évoluer. Même si dès fois, c’est un peu dur. On verra, je me laisse jusqu’à noël pour voir comment ça évolue. A ce moment-là, je mettrais la question des médocs sur le tapis. Tant que mon état ne met pas ma scolarité et certaines de mes relations en cause, je peux me le permettre. Sinon ça sera plus dur. Bon, je vais allez courir. Je connais rien de mieux pour l’instant comme médoc. (Edit) Ah si...

14 octobre 2007

Le flegme britannique

J’ai beau être né dans une région latine, je pense sincèrement que je ressemble plus à un anglais qu’à un italien. En fait, j’ai un peu des deux en moi. Tout dépend des circonstances. Parfois, je parle avec les mains, j’ai un petit sourire en coin et je m’agite pour un rien. Ca c’est quand je me sens très à l’aise… Mais sinon, je serais plutôt du genre Phileas Fogg : incapable d’extérioriser le moindre sentiment. 

Hier on a logiquement perdu le match contre les anglais. On était allé le regarder sur les écrans géants du Champs-de-Mars avec un petit groupe de ma promo. Avant le match en tout cas, c'était très beau. En arrière plan, la Tour Eiffel illuminée. Autour de nous, au moins 20 000 personnes amassées sur les pelouses et presque autant de cadavres de bouteilles jonchaient le sol au moment où on est parti, c’est dire l’ambiance... C’était une expérience à faire, mais très sincèrement, c’est toujours un effort pour moi d’aller dans des endroits aussi bondés. Je m’y sens aussi à l’aise qu’un ours blanc dans la savane. Et évidemment, j’ai eu droit à mon lot de réflexions sur le sens de ma vie et sur mes capacités à surmonter les difficultés du moment. 

J’avoue que je ne me sens pas vraiment sociable en ce moment. Je ne conçois pas les relations sans intimité. Et je ne conçois pas non plus de balancer mon intimité à n’importe qui. Ca laisse peu de portes ouvertes vous me direz. Pourquoi ce blocage sur l’intimité ? Sûrement parce que la mienne me travaille en ce moment et que je ne vis qu’au travers d’elle. Parce que je la sens pas belle. Je me laisse aller à me dire qu’on passe tous par des phases comme ça au moins une fois dans son existence. Ces moments où on se dit qu’on vaut pas deux sous et que décidément, celle qui va tomber sur nous devra avoir bien du courage pour nous supporter. Enfin si seulement elle daigne apprendre à nous connaître. Parce que c’est même pas sûr qu’on soit assez intéressant pour ça. C’est bizarre cette façon qu’on a de penser que quelqu’un d’autre pourra nous sauver. Comme si quelqu’un pouvait faire ça. A la limite, tu peux toujours trouver un regard valorisant chez ta partenaire que tu pourrais difficilement trouver ailleurs. Mais bon, peut-être parce que je peux pas sortir ça de ma poche comme un lapin, je me dis que c’est un peu trop romantique pour être vrai.

09 octobre 2007

Bienvenue à depressive land

Putainnnnn !!! Deux jours que je suis rentré et je me sens déjà complètement abattu. Magnifique. Je suis content là. Ca y est, deux jours que je suis ici et je déprime. La dépression me guette. Non seulement je me sens seul, mais en plus je fais tout pour m’isoler. C’est fou comme j’ai eu à grandir depuis un an. J’arrête pas de morfler sévère et c’est mon petit cœur qui arrête pas de prendre des coups. J’ai un peu du mal à encaisser tout ça. C’est l’essence même des mes perceptions qui est attaquée, c’est l’idéalisme qui se confronte avec la réalité. Je me laisse charger, parce que je me dis que c’est une transformation nécessaire que j’ai à accomplir, mais bon, je préférais que ça s’éternise pas trop. Quand je suis à Narbonne, je le sens moins passer, parce que je suis souvent entouré, mais ici, à Cergy, non. Je me sens vraiment seul, complètement asocial, et incapable de m’ouvrir aux autres. Putain… En deux jours je me rends compte que je suis loin d’être sorti du merdier.

 

30 septembre 2007

Les mots me manquent

Mes soirs en ce moment, ça ressemble à ça : d’abord, on ouvre une bouteille et puis généralement, une autre. On enchaîne les bières, le whisky, la vodka, le rhum et tout ce qui peut saoûler à tomber par terre. On danse, on boit, on clope. Quand on a bien bu, on cherche quelqu’un avec qui se battre. Un mec qu’on sent qu’il fait le beau, que tu sens qu’il va faire le fier. Mais même en insistant, personne veut jamais se battre et comme t’as pas envie de les forcer, ben tu te bats pas. Dommage. T’aurais bien fini à l’hosto ce soir. Le sang ça te fait te sentir vivant.

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