24 octobre 2009
Ma petite entreprise…
J’ai mis les choses en place à peu près comme je les voulais, j’apprécie. Le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi, je fais d’1h30 à 2h d’anglais, suivis par une pause thé ou cappuccino, et j’enchaîne sur l’auto-école à quelques kilomètres de là. Les cours finis, pressé, j’enfile mon sac à dos et je rentre en courant chez moi, histoire de commencer à m’échauffer. Une fois arrivé, je continue à faire quelques exos (ouep ! parce que là je suis vénère depuis que j'ai vu que j’ai dépassé la barre des 65kg. Pas moyen que ça reste comme ça, surtout que j’arrête de fumer alors gaffe !). Le lundi et le vendredi, plutôt que de faire des exos en solo, je vais au Jujitsu dans le Dojo juste à côté de chez moi. Ca y est, maintenant j’ai tout l’attirail ! Kimono, gants de boxe, protège-tibias et protège-dents. De temps en temps j’essaie d’aller courir avec Nicolas, quand on arrive à être synchro. Une fois par semaine, je me rends chez le psychothérapeute qui m’avait suivi il y a deux ans, juste pendant ze rupture. Ca fait un moment que je voulais la faire et comme l’heure est à la prise en main, j’ai commencé une thérapie comportementale et cognitive. Et puis, il y a ze gros dossier, je veux parler de l’arrêt de la clope bien sûr. Contrairement au reste de mon emploi du temps qui se cantonne à des horaires assez précis, cette tâche là est loin de ressembler à une formalité quotidienne. Ca serait plutôt du genre gros tigre à dompter dans ton salon.
Mon père, qui pourtant n’a pas l’habitude de se laisser aller à me confier ce genre de chose, m’a dit que « j’en faisais trop ». Remplir ses après-midi tout en se laissant les soirées pour profiter et les matinées pour récupérer, ça me semble pourtant être un bon compromis. Certains me taxeraient même de paresseux à n’en pas douter ! Mais n’empêche, là où je suis vraiment fier de moi, c’est que je pourrais l’être complètement, fainéant, et malgré l’absolu choix qui s’offre à moi de faire ou de ne pas faire, j’arrive à m’imposer une discipline suffisante pour parvenir à ce que je souhaite réaliser pendant ces quelques mois. C’est limite de l’hygiène de vie parce que les années sabbatiques sans rien faire, mais rien du tout, non seulement je les vois autour de moi aujourd’hui mais je les ai vécu.
Les cours d’anglais se passent plutôt bien. Je commence vers 13h30 en général. Je mets le réveil pour être debout deux heures plus tôt. J’avoue que j’ai déjà appris pas mal de choses en 4 petites leçons. J’espère continuer à ce rythme jusqu’en janvier. Et en janvier, ô bonheur, j’aurai droit à une formation intensive d’un mois. Ca représentera 20h de présence obligatoire par semaine, ça peut être plus si t’y tiens vraiment. L’avantage pour moi, c’est que la maison de la formation se situe juste à côté du saloon de thé que j’adore, donc bon, je pourrai faire des petites pauses de temps en temps si l’envie m’en prend. Ca me donne l’impression de retourner à l’école tous ces cours. Mais pas à l’école d’ingé, plutôt à la maternelle quoi ! J’ai même acheté deux cahiers, en spirales et à petits carreaux : un pour l’orthographe et un pour la grammaire. J’ai mon pot de colle, mon stylo. Pas de règle par contre, je souligne toujours à la main, d'un trait hasardeux, ça a jamais changé ça, sauf pendant les bonnes résolutions des débuts de rentrées scolaires. Faudrait dès à présent que je m’inscrive à une session de TOEIC pour début février ça me fait penser. Par contre je trouve que je force pas trop sur les films et les séries en VOSTFR ou en VOSTRA. Bon faut dire que j’ai environ 500 films que j’ai toujours pas vu sur mon PC et qu'ils sont quasiment tous en français et puis je peux pas télécharger en ce moment et puis je regarde pas de séries. Faudrait quand même que je trouve une solution !
Pour le code, j’ai commencé hier. J’ai fait rapidement un petit exam. ‘Tain ça a vachement évolué la technologie depuis la 1ère fois où je me suis inscrit. C’était en 1999 !... Bon j’ai dû refaire tous les papiers, à cette époque je sais même pas s’ils pouvaient numériser les dossiers… Et quand tu réponds aux questions de l’IA (?), au lieu d’avoir des petits bouts de papiers que tu coches avec un petit crayon, ben non, là t’as un boîtier électronique et t’appuis sur des boutons ! Le gros avantage c’est qu’on te file une carte mémoire qui te permet de voir l’évolution de tes résultats. Pour mon tout premier test depuis quelques années (parce que j’y étais allé dans les années 2000 et des poussières), j’ai fait 18 fautes sur 40 questions. Le gars m’a dit qu’il fallait compter plutôt deux mois pour avoir son code (moi je lui parlais de 3 semaines). La date je m’en fous, mais le plus tôt sera le mieux.
Question sport, j’essaie d’en faire dès que je trouve la motiv’. Je la trouve pas mal mais par exemple, cet après-midi… Ben euuuuh… Bof quoi ! (EDIT : ça y est, je suis allé courir finalement). J’aimerai arriver à en faire au moins 5 fois par semaine, avec un minimum d’un jour de repos. J’ai acheté un nouveau jogging et on a beau dire, juste ça, ça me donne envie de courir !
La thérapie comportementale et cognitive, c’est quelque chose que je veux faire depuis longtemps. Depuis que je sais que c’est le type de thérapie le plus efficace contre ce que j’ai. J’ai rien de grave hein ? Enfin je crois pas plus que les autres. Je suis un simple anxieux social parmi des milliers. Apparemment je pourrais la faire en 3 mois. Le psychothérapeute me connait déjà et il m’a vu quand j’étais en bad, ça aide un peu je crois pour mieux me cerner. Aujourd’hui j’arrive à gérer mieux, mais après ze rupture susmentionnée, j’ai pu voir que cet équilibre était fragile. S’il me semblait avoir tout réglé, en fait c’est plutôt comme si j’avais seulement coupé le tronc. Les racines sont toujours présentes et il me semble pressentir que l'arbre y puisera sa force à chaque moment difficile de ma vie. Je vois pas de mal à prendre une grosse claque de temps en temps mais alors recommencer éternellement dans les mêmes schémas d’autisme, non merci ! D’autant que je considère comme acquis que c’est dans la rencontre avec les autres que se trouvent l’essentiel des solutions.
Et puis enfin cette petite chose là, cette salope de clope de merde à qui je vais botter le cul mais pour ça va falloir quand même être un peu patient… Longtemps j’ai perçu la cigarette comme quelque chose qui me ramenait en arrière alors que pourtant, tout ce que je mettais en œuvre dans ma vie allait de l’avant. J’ai été un grand fan des poètes maudits mais je trouve qu’ils ont bien salopégés leurs vies. Je suis pas un partisan de l’autodestruction. On a tous des raisons différentes qui nous poussent à arrêter de fumer, plus généralement à arrêter de se faire du mal, et c’est rarement après avoir lu une brochure décrivant les méfaits du tabac qu’on va se décider à franchir le pas. On a tous des raisons plus personnelles. Et même si elles ont déjà été énoncées dix mille fois par dix mille autres personnes, que ça n’a absolument rien d’original, c’est quand on va énoncer ces raisons avec nos propres mots que ça va commencer à devenir intéressant. Depuis quelques mois, les événements me poussaient à penser à l'avenir. J’ai pensé à la vie, que je voudrais prolonger le plus tard possible, avec l’arrière-pensée d'avoir une famille. Parce que pour mourir d’un cancer assez sciemment et la planter là, autant pas se lancer à ce compte là. Ca a été un des arguments qui m’a marqué. Y a eu aussi celui d’être plus libre. Quand on est dépendant de la clope comme moi, y a des endroits où on ne se sentira jamais à l’aise. Ces endroits, ils peuvent être très bien, le seul problème, c’est qu’on ne peut pas y fumer. Y en a partout : ce sont les cinémas, les mariages, chez des amis parfois, etc. Et combien de fois ça arrive, ça ? ben plein de fois où tu te retrouves à passer la moitié de la soirée dehors pour fumer la putain de clope qui t'as enchaîné. Et puis y a plein de petits arguments qui viennent se greffer à ceux-là mais c’est limite que des petits bonus pour moi, c'est pas des moteurs en tout cas. Je suis prêt à beaucoup de choses pour y arriver. A prendre des kilos, à être up & down pendant quelques mois, désagréable pour moi, pour les autres, mais l’enjeu est de taille. Je sais pas si je vais y arriver. Si j’y arrive pas, je pense pas que je referai une tentative d’arrêt avant plusieurs années. Mais pour l’instant en tout cas, c’est bien parti et je me dis en moi-même « amène-toi, petit chemin de croix »…
21:44 Publié dans Va te faire foutre doudou ! | Commentaires (2)


























































Commentaires
... Ne connais pas la crise, apparemment ;)
Tu as l'air bien parti !
Ecrit par : Laure | 30 octobre 2009
Jamais j'ai eu l'impression que j'étais si proche (d'y arriver) !
Ecrit par : F. | 30 octobre 2009
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